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Auteur Sujet: Google qui veut racheter YouTube  (Lu 2463 fois)
darkgusgus
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Google qui veut racheter YouTube
« le: 10 Octobre 2006, 04:08:48 »

Youtube: vers le couronnement du roi Google
Citation
Vertigineux. C’est ce qui me vient à l’esprit alors alors que le marché retient son souffle depuis plusieurs jours dans l’attente d’un probable rachat de Youtube par Google pour le montant à peine imaginable de 1,6 Milliards de dollars. Comme la plupart des analystes je partage le sentiment que cet accord, s’il se vérifie, est le seul possible pour sauver Youtube de l’impasse de l’absence de modèle économique pérenne et de la menace de l’affrontement juridique avec la majorité des majors et producteurs de programmes videos.

Tout au long de la journée Youtube a très opportunément signé avec CBS, Sony et Universal afin d’enterrer la hache de guerre en échange d’accords de distribution et de promotion. En clair les majors pourront vendre leur production sur YouTube et récolter les informations sur les utilisateurs de leurs programmes grâce à la future plateforme de Youtube intégrant la gestion des DRM. Les revenus publicitaires seront eux partagés entre Youtube et les trois producteurs. Simple et efficace.

Le genre d’accord qui, s’il ne résoud pas tous les problèmes est de nature à sécuriser une bonne part des risques et ouvre la porte à de futurs accords de distribution. Un accord qui au final permet de libérer la valorisation théorique de Youtube à condition de rejoindre un parrain capable d’en assurer le développement technique et la monétisation sur le long terme. Même si le marché bruisse de rumeurs de possibles contre-offres de Yahoo ou Microsoft je crois que seul Google réunit l’ensemble des critères pour assurer l’avenir de Youtube.

Si le mariage se confirme nous entrons définitivement dans l’ère de la distribution toute puissante, car il ne s’agit pas de médias ici mais bel et bien d’un gigantesque accord de distribution. En même temps s’ouvre la perspective de une ou deux bonnes années de Neteconomie 2.0 car toutes les valeurs du secteur vont nécessairement se retrouver sur-valorisées par un tel accord. La course aux acquisitions va atteindre des sommets car désormais les perspectives de croissance seront de plus en plus réduites à mesure que Google sécurise par ses accords commerciaux les plus grandes plateformes d’audience (Myspace, AOL, YouTube …). Des acquisitions et des accords pour lesquels il faudra attendre un ou deux ans pour dresser le bilan réel du potentiel économique, au delà de la course aux parts de marché…

Article par Emmanuel Parody. http://blogs.zdnet.fr/index.php/2006/10/09/youtube-vers-le-couronnement-du-roi-google/
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Re : Google qui veut racheter YouTube
« Réponse #1 le: 10 Octobre 2006, 19:09:58 »

La radio belge annonçait à 18h CET que c'était fait...

Perso j'm'en fous je regarde pas de vidéos (j'ai pas la télé, je télécharge pas... mais j'achète pas de cd ni de dvd non plus... bienvenue sur ma planète  Cheesy)
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darkgusgus
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Re : Google qui veut racheter YouTube
« Réponse #2 le: 11 Octobre 2006, 02:47:35 »

bah c'est pas vraiment le fait que ca change quelque chose pour youtube... c'est surtout que je trouve que Google est rendu fou d'acheter des conneries comme ca :X
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Re : Google qui veut racheter YouTube
« Réponse #3 le: 15 Octobre 2006, 02:37:26 »

Bah c'est connu alors ils achètent :p
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(\___/)
(='.'= )  Voici Lapin. Copiez et collez Lapin dans votre signature
(")_(")    pour l'aider à concrétiser sa domination du monde.
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Re : Google qui veut racheter YouTube
« Réponse #4 le: 19 Octobre 2006, 18:44:58 »

Question d'argent c'est tout :p
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darkgusgus
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Re : Google qui veut racheter YouTube
« Réponse #5 le: 03 Novembre 2006, 10:18:36 »

YouTube, nouvel œil du monde
Citation
Le sénateur républicain de Virginie George Allen voguait vers une réélection confortable jusqu'au jour où il a été rattrapé par YouTube, le site Internet où chacun vient montrer ses vidéos amateur à des millions de personnes. C'était le 11 août, à Breaks, dans le sud-ouest de la Virginie. Jusque-là, George Allen, 54 ans, était l'un des espoirs du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2008. Pour les législatives du 7 novembre, les sondages lui donnaient 16 points d'avance sur son adversaire. En moins d'une minute, l'écart a été réduit et l'avenir national assombri.

M. Allen expliquait à un petit groupe de sympathisants qu'il entendait placer sa campagne sur le terrain "des idées positives et constructives", quand il a aperçu dans l'auditoire un jeune homme avec une coupe de cheveux un peu punk et une petite caméra digitale. D'après les témoins, c'était aussi le seul participant non "anglo", c'est-à-dire non blanc.

"Ce type-là, dans la chemise jaune, Macaque ou quel que soit son nom, il est du côté de mon adversaire, il nous suit partout", a lancé le sénateur. Le jeune homme était effectivement un bénévole de la campagne de l'opposant de M. Allen, l'ancien secrétaire d'Etat à la marine, James Webb. Il était venu filmer la réunion. C'est devenu une pratique courante. Les concurrents envoient des militants en territoire ennemi pour repérer la tactique et les argumentaires. Avant YouTube, les espions n'avaient que des blocs-notes ou des magnétophones. Maintenant, ils ont des caméras. Interpellé par le sénateur Allen, le jeune S. R Sidarth a laissé tourner sa caméra. "Souhaitons la bienvenue à Macaque, a continué le candidat. Bienvenue en Amérique et dans le monde du réel, en Virginie..."

Macaque ? S. R Sidarth, 20 ans, étudiant né en Virginie de parents indiens, a préféré se taire mais trois jours plus tard, les 59 secondes de film ont été postées sur YouTube.com (littéralement "Vous télé") par l'état-major démocrate. Immédiatement, la vidéo a fait le tour d'Internet, relayée par les blogs anti-Bush. Au bout de trois jours, la presse traditionnelle a dû suivre le mouvement. Les journalistes ont rappelé que George Allen avait déjà tenu des propos racistes. Ils ont expliqué l'étymologie du mot "macaque", et attribué sa présence dans le vocabulaire du sénateur à l'influence de sa mère, une émigrée tunisienne... Le sénateur a eu beau s'excuser, appeler personnellement l'étudiant, l'image s'est installée d'un candidat sur la défensive. Il en est maintenant réduit à batailler pour un siège au Sénat.

L'incident de Virginie a donné ses lettres de créance à YouTube. Le site existait à peine il y a un an. Il est devenu, aux élections législatives de 2006, ce qu'avaient été les blogs à la présidentielle de 2004 : le lieu de la polémique, des attaques, des glorifications et des déconfitures. Il vient aussi d'être racheté par Google pour 1,65 milliard de dollars, alors qu'il n'a jamais fait le moindre bénéfice, dans la meilleure tradition de la bulle Internet de la fin des années 1990.

YouTube a pour devise : "Broadcast yourself", faites votre télé vous-mêmes. Il a été fondé en février 2005 à San Mateo, en Californie, par trois jeunes diplômés, employés de Paypal, le site de paiement en ligne. Il rassemble maintenant 20 millions de spectateurs chaque mois et fait partie des 15 sites les plus visités au monde.

Sur YouTube, tout est gratuit. Tout est en vrac. Les amateurs tournent une séquence, avec leur caméra ou leur téléphone portable. Ils la postent sur le site. Tout le monde partage les images. Il n'y a pratiquement pas d'autre censure que celle de l'audience. C'est un grand Mai-68 des images planétaires. Soixante-dix mille nouvelles vidéos sont ajoutées tous les jours. Cent millions de clips sont regardés quotidiennement.

Au départ, les amateurs mettaient sur les sites leurs vidéos de vacances, les gags des enfants, les chiens qui tombent dans la piscine, les joueurs de foot qui se prennent les pieds dans le ballon. Maintenant, c'est un grand bazar. Il y a des monologues, des extraits d'émissions des chaînes traditionnelles, ce qui pose des problèmes de copyright. Des confessions : "Je suis un jeune de 15 ans qui n'a rien d'autre à faire un samedi soir que de tourner cette vidéo pour donner mon avis sur le rachat de YouTube par Google". Des stars de la musique, des guitaristes débutants. Du rap, des poètes hermétiques, 70 clips d'iguanes, 24 000 clips de George Bush.

Des messages, comme cette interpellation d'un jeune Américain au Hezbollah pendant la guerre israélienne : "Vous avez des bombes atomiques ? Comment c'est la guerre, vue de là-bas ? Est-ce que vous ne venez jamais sur YouTube ?" Des mini-feuilletons, comme celui qui a occupé la communauté au printemps : l'histoire de "Lonelygirl15", une adolescente de Californie, scolarisée à domicile par ses parents. LonelyGirl était devenue l'une des stars de YouTube, avec 27 000 personnes attachées à ses moindres pas derrière la caméra. La déception a été grande, en septembre, quand les spectateurs ont appris que Bree, la fille solitaire, était en fait une actrice néo-zélandaise qui cherchait un emploi... Autre star, "LazyDork", un homme de 28 ans, toujours en peignoir de bain. L'un de ses clips le montrait en "candidat à la présidence de YouTube". Le Miami Herald l'a démasqué. LazyDork ("Abruti paresseux") était l'un des procureurs de Miami. "Internet rend fou", a commenté le parquet.

Depuis le 9 octobre, on voit aussi le clip de deux des fondateurs de YouTube, hilares. Ils annoncent leur rachat par Google. Chad Hurley, 29 ans, a les cheveux longs et blonds. Steve Chen, 28 ans et né à Taïwan, porte un anneau à l'oreille... Le troisième fondateur est Jawed Karim. C'est lui qui a posté la première vidéo le 23 avril 2005 ("Moi au zoo"). Il est parti poursuivre ses études d'informatique à Stanford.

L'essor de YouTube est tombé à point nommé pour la campagne électorale des élections de mi-mandat, le 7 novembre. Avant le video sharing (le partage d'images), si un spectateur était le témoin d'une bourde ou d'un lapsus d'un candidat, il fallait convaincre une chaîne télévisée d'en diffuser les images. Maintenant, il n'est plus besoin d'intermédiaire. Aussitôt captée, la vidéo est diffusée. Et la scène répétée ad vitam aeternam, si les auditeurs le souhaitent. Longtemps après la prestation des candidats, les clips sont encore visibles sur les sites, comme l'accolade de George Bush au sénateur centriste Joe Lieberman, baptisée "The kiss" (le baiser). Le clip a fait la joie de la gauche du Parti démocrate et il a contribué à la défaite de Lieberman aux primaires dans le Connecticut. Ou le lapsus de Richard Cheney, vice-président, qui s'autoproclame président dans une émission politique...

Dans un pays très divisé, où les attaques étaient déjà sans nuance, Internet encourage la mêlée générale. Des candidats ont été suivis par des vidéastes amateurs jusqu'au supermarché où ils faisaient leurs courses. D'autres sont traqués par des mères de soldats en Irak, toujours sous l'oeil de la caméra. Il en résulte un clip indigné, "Tom Kean, le candidat au Sénat dans le New Jersey, tourne le dos à une mère de soldat !"

Les hommes politiques sont maintenant sur leurs gardes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en alerte contre les espions potentiels, armés de téléphones portables. Ils n'osent plus diffuser leur calendrier. "Je sais maintenant que je ne peux plus parler à deux jeunes dans un couloir sans risquer de voir ce que j'ai dit apparaître sur un blog ou sur YouTube dans les heures qui suivent, explique le consultant démocrate Bob Mulholland. C'est un nouveau monde. Il n'y a plus de conversations privées."

La guerre d'Irak a aussi sa place sur YouTube. Les soldats envoient des cartes postales électroniques. Un clip, tourné la nuit à la caméra à infrarouge, montre deux insurgés irakiens en train d'installer une mine sur une route. Un chien explose, bourré d'explosifs. Les djihadistes ont, eux aussi, tenté de poster des vidéos, mais la plupart ont été effacées par la direction du site. Elles montraient des attaques contre les forces américaines, on voyait des blessés. Au total, le site propose 10 248 clips sur l'Irak. C'est peu. Rien à voir avec ces engouements qui soudain saisissent le site, pris d'une contagion virale, et qui voient 300 000 fans se précipiter sur des épisodes périmés de l'ex-série télé "Nobody's Watching" (Personne ne regarde).

Revanche suprême de l'amateur : les compagnies viennent sur YouTube annoncer leurs produits. CBS y donne un avant-goût de ses programmes. Warner Music va mettre en ligne des interviews d'artistes et des clips sur les à-côtés des concerts. "Peu importe que le contenu soit fabriqué par des professionnels ou des usagers, explique Julie Supan, responsable des relations publiques au quotidien USA Today. C'est la communauté qui décide si c'est intéressant ou pas." Pour le critique de Slate, Sam Anderson, YouTube est à l'opposé de la télévision. C'est ce qui fait son succès. "Il n'y a ni esthétique ni ordre du jour, écrit-il. C'est l'anti-télé. Un clip sur notre inconscient collectif."

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Re : Re : Google qui veut racheter YouTube
« Réponse #6 le: 30 Novembre 2007, 15:52:06 »

Question d'argent c'est tout :p
Toute a fais.
il veulent juste r'avoir se qu'il avais...
Comme César avant. Cheesy
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