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Auteur Sujet: Actualités  (Lu 5327 fois)
darkgusgus
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Re : Actualités
« Réponse #15 le: 26 Octobre 2006, 03:56:38 »

25 Octobre

Des Tibétains protestent contre les violences chinoises à Dharamsala

Citation
Des protestations se sont déroulées à Dharamsala contre l'administration du Tibet par la Chine et les violences infligées aux Tibétains. Une quarantaine d'entre eux partis de Chine pour rendre visite au dalaï lama à Dharamsala sont arrivés à New Delhi après un long périple au cours duquel ils ont notamment été la cible de gardes-frontières chinois, le 30 septembre, incident filmé par des alpinistes étrangers. Lors d'une conférence de presse, une fillette de 7 ans a expliqué que les enfants avaient été les principales victimes, et que, contrairement à ce qu'affirme Pékin, il n'y avait pas eu d'invectives avant les tirs. Deux Tibétains, âgés de 13 et 17 ans, ont été tués et une vingtaine d'autres (dont 7 enfants) sont toujours détenus par les autorités chinoises.

L'ONU veut faire de M. Konan Banny l'homme fort de la "dernière transition" en Côte d'Ivoire
Citation
Une "nouvelle période de transition" va s'ouvrir en Côte d'Ivoire. Ce doit être "la dernière", prévient le projet de résolution qui doit être débattu, à partir du mercredi 25 octobre, par le Conseil de sécurité des Nations unies. Rédigé par la France, l'ancienne puissance coloniale, le document de trois feuillets se veut une "feuille de route" qui doit aboutir à la tenue d'une élection présidentielle avant un an.


Même s'il subit quelques retouches avant son adoption (au plus tard le 31 octobre date de la fin d'application de la résolution précédente), le texte français ne devrait pas être bouleversé par les autres membres du Conseil de sécurité. Paris, qui occupe par l'histoire une position centrale dans le dossier ivoirien, a fait en sorte, en effet, que le document s'inscrive dans le droit fil des "recommandations" adressées ces dernières semaines à l'ONU par les pays africains.

Le projet de résolution a le mérite d'être clair. S'il maintient Laurent Gbagbo au poste de chef de l'Etat pour un mandat supplémentaire d'une année à compter du 1er novembre, c'est un président dépourvu de pouvoirs qu'il proroge. "Une sorte de reine d'Angleterre", dit-on à Abidjan. L'homme fort de la transition sera le premier ministre, Charles Konan Banny. A lui, selon le projet de résolution, de "mettre en oeuvre toutes les dispositions" pour aboutir à des élections "libres, ouvertes, justes et transparentes" ; à lui encore de prendre "les décisions nécessaires par ordonnances ou décrets-lois" ; à lui enfin d'avoir "autorité sur les forces de défense et de sécurité", réputées inféodées à la présidence, et de les "refonder" avec l'aide de l'ONU et des militaires français de l'opération "Licorne".

Mais, même soutenu par la communauté internationale, le premier ministre ne sera pas l'homme de l'agression frontale contre Laurent Gbagbo et ses partisans. "Je ne suis pas un gladiateur, a-t-il expliqué, mardi après-midi, au Monde, au sortir de cinq heures de conseil de gouvernement : la Côte d'Ivoire a failli crever des combats singuliers opposant tel chef de parti à tel autre. On y a gagné la guerre et des morts. Je ne rentrerai pas dans un schéma d'affrontement. Jamais, au grand jamais, par exemple, je ne mettrai en situation difficile le FPI (Front patriotique ivoirien, le parti présidentiel) ou les Forces nouvelles (anciens rebelles qui occupent la moitié nord de la Côte d'Ivoire)."

Dans ces conditions, le chef du gouvernement refuse de voir dans la future résolution du Conseil de sécurité une arme de guerre contre la présidence. Le texte présenté par Paris semble peu lui importer, même s'il va entraîner la formation d'un nouveau gouvernement dans les prochains jours. C'est un "cadre de travail", résume le premier ministre. Il en connaît l'esprit ("Cela me convient") mais ne l'a pas lu, jure-t-il. "Si la résolution peut clarifier certains points, tant mieux. Le premier mérite du document est de témoigner de l'intérêt de la communauté internationale pour la Côte d'Ivoire", ajoute-t-il.

BILAN POSITIF

A une logique d'affrontement, le premier ministre, 63 ans - économiste de formation, banquier de profession - préfère par tempérament la politique des "petits pas". Il se dit "homme d'action", mais privilégie le consensus. D'ailleurs, il se présente volontiers comme "un médiateur, un facilitateur".

La situation de la Côte d'Ivoire, coupée en deux depuis quatre ans, n'impose-t-elle pas des tempéraments plus rudes ? M. Konan Banny s'en défend et avance un bilan gouvernemental qu'il estime positif : "En moins d'une année, on a fait du bon travail même si, faute de temps, nous n'avons pas réussi à organiser des élections générales. Regardez : on n'assassine plus impunément. Les dirigeants politiques s'expriment normalement. Le climat est à l'apaisement. Pour moi il n'y a aucun doute que, d'ici un an, on circulera librement en Côte d'Ivoire et que des élections auront bien lieu."

Des rebelles venus du Darfour lancent des attaques au Tchad, sans menacer N'Djamena

Citation
Au Tchad, la rébellion est une activité de nature saisonnière. Alors que prend fin la saison des pluies, qui avait rendu impraticables les pistes, un nouveau groupe de rebelles tenait, mercredi matin 25 octobre, une zone triangulaire dans le sud-ouest du pays, après avoir lancé une attaque trois jours plus tôt.

Partis du territoire soudanais, où se trouvent leurs bases arrière, les hommes de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) ont fait leur apparition au Tchad, dimanche, au moment même où ils rendaient publique l'existence de leur mouvement, une coalition dirigée par le général Mahamat Nouri.

Celui-ci, ancien pilier du régime de l'ex-président Hissène Habré, avait rejoint, en mai, la galaxie des mouvements rebelles tchadiens basés au Soudan, au moment de la réélection contestée du président Idriss Déby.

Selon des informations concordantes, les hommes de l'UFDD, scindés en plusieurs groupes, se trouvaient, mercredi matin, dans les environs d'Am Timan. Au cours des jours précédents, ils avaient fait route depuis le Darfour, dans l'ouest du Soudan, passant par le nord incontrôlé de la Centrafrique pour entrer au Tchad. Dimanche, ils étaient entrés dans Goz Beïda sans combattre, avant de poursuivre leur route à bord d'une cinquantaine de véhicules vers Am Timan, à 600 kilomètres de N'Djamena.

"FUTURES NÉGOCIATIONS"

C'était, à peu de choses près, l'itinéraire de la colonne d'un autre chef rebelle, Nour, qui avait tenté en avril, avant les pluies, de foncer à tombeau ouvert depuis l'Est jusqu'à N'Djamena pour tenter d'y prendre le pouvoir à la hussarde.

La poussée des rebelles de l'UFDD s'est finalement arrêtée avant d'atteindre Mongo, première ville défendue par l'armée tchadienne sur sa route. Mercredi, aucun accrochage sérieux n'était signalé entre l'armée et les rebelles.

La veille, un avion de reconnaissance français Breguet-Atlantique a été l'objet d'un tir de missile sol-air, alors qu'il survolait les positions des rebelles de l'UFDD, sans être touché.

Les rebelles pourraient choisir de rebrousser chemin et se replier en direction d'Haraze Mangueigne. Dans l'immédiat, la capitale ne semble donc pas menacée.

Adoum Yacoub, l'un des membres de l'UFDD, estime qu'il serait "suicidaire" de pousser jusqu'à N'Djamena. Un autre responsable rebelle, Timane Erdimi, chef du Rassemblement des forces démocratiques (RAFD), dont les troupes, basées à la frontière tchado-soudanaise, ont infligé en septembre une défaite à l'armée tchadienne, se désole : "Nous devions avoir une réunion avec Mahamat Nouri pour fonder une alliance, mais il a décidé de faire cavalier seul."

Résumant le sentiment général, un observateur affirme : "Mahamat Nouri a fait un tour qui lui a permis de se faire connaître et de gagner du poids dans de futures négociations interrebelles au Darfour."

L'armée soudanaise vient récemment de se voir infliger deux défaites par les rebelles du National Redemption Front (NRF), coalition de combattants du Darfour qui ont des bases arrière au Tchad. Tandis que le Tchad appuie le NRF, Khartoum soutient les rebelles tchadiens.

Le pouvoir soudanais tente également de paralyser le déploiement d'une force des Nations unies au Darfour, alors qu'une attaque de ses troupes est jugée "imminente" par une source onusienne.

La mission de l'ONU à Khartoum, quant à elle, est paralysée par la demande d'expulsion de son chef, Jan Pronk, déclaré persona non grata par le gouvernement soudanais, dimanche, et qui se trouve depuis lundi à New York pour des consultations.



Génocide des Tutsis au Rwanda : la France accusée

Citation
En ouvrant, mardi 24 octobre, une série d'auditions publiques, à Kigali, sur le rôle des responsables civils et militaires français au pays des Milles collines avant, pendant et après le génocide de 1994, la commission d'enquête rwandaise réactive les accusations croisées entre les capitales française et rwandaise.

   CHRONOLOGIE

6 AVRIL 1994.
Le président rwandais, Juvénal Habyarimana, est tué dans un attentat contre son avion, à Kigali.

AVRIL-JUILLET 1994.
Génocide des Tutsis accompagné d'assassinats de Hutus modérés : 800 000 morts au total.

23 JUIN 1994.
Intervention militaire et humanitaire française (opération "Turquoise") pour deux mois.

15 DÉCEMBRE 1998.
Une mission parlementaire française exonère la France, "nullement impliquée" dans le génocide, mais retient une certaine responsabilité, due à "une erreur globale de stratégie".

23 DÉCEMBRE 2005.
Le procureur du tribunal aux armées de Paris ouvre une instruction judiciaire contre X... pour "complicité de génocide" après une plainte de rescapés rwandais contre l'armée française.

Comptant parmi ses sept membres un historien, un juriste mais aussi, de façon plus surprenante, un ancien brigadier général de la rébellion hutue, désormais rallié à Kigali, alors même que les membres de son groupe étaient précédemment qualifiés de "génocidaires" par les autorités rwandaises actuelles, la commission devrait rendre ses conclusions en avril.

Elles pourraient être terribles. La commission pourrait être amenée à interroger des responsables politiques et militaires français, selon Kigali, mais à Paris, le ministère des affaires étrangères indique n'avoir, pour l'instant, pas été saisi d'une telle demande.

Au cours des auditions qui devraient durer jusqu'au 31 octobre, 25 personnes seront entendues, et leurs témoignages diffusés à la radio. "Nous allons convoquer notamment d'anciens miliciens auxquels les Français ont appris à tuer et ont ordonné de le faire, ainsi que des rescapées qui accusent des soldats français de viol", a déjà prévenu Jean-Paul Kimonyo, l'un des membres de la commission. La commission pourrait décider de déposer des plaintes devant la Cour internationale de justice (CIJ).

RÔLE COMPLEXE

Le rôle de la France, impliquée au côté du régime extrémiste hutu qui allait nourrir le projet génocidaire (environ 800 000 morts en cent jours, en très grande majorité tutsis), est de nature complexe. Paris a fait la guerre au Rwanda auprès de ce régime, et entretenu depuis une indulgence persistante à l'égard de certains de ses responsables en exil sur son sol.

Accuser des responsables politiques et militaires français d'avoir littéralement participé à la planification du génocide relève toutefois d'une autre vision. Les accusations de Kigali à ce sujet se sont multipliées depuis qu'une procédure judiciaire française vise des responsables rwandais actuels dans le cadre de l'enquête de Jean-Louis Bruguière sur l'attentat contre l'avion du président hutu, Juvénal Habyarimana, le soir du 6 avril 1994, événement qui donna le signal du déclenchement des massacres.

Les conclusions du juge antiterroriste, révélées par Le Monde, en mars 2004, mettent en cause les dirigeants rwandais d'aujourd'hui, à commencer par le président Paul Kagamé, chef, en 1994, de la rébellion tutsie. Elles pourraient éventuellement se traduire un jour par l'émission de mandats d'arrêts internationaux. Cette menace, qui plane sur les relations franco-rwandaises depuis deux ans, sans qu'il soit possible de déterminer si l'enquête du juge Bruguière parviendra un jour à ce résultat, sont à la base des tensions judiciaires entre Paris et Kigali. Mardi, la première audition, celle de l'ancien ambassadeur rwandais en France - après le génocide -, Jacques Bihozagara, a rappelé que le combat judiciaire était loin d'être terminé. "Les Français ont envoyé des soldats, des armes, formé des tueurs et érigé des barrages pour rendre plus facile aux meurtriers leur mission d'extermination des Tutsis", a-t-il affirmé au cours de son audition.
« Dernière édition: 26 Octobre 2006, 03:58:53 par darkgusgus » Journalisée

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« Réponse #16 le: 26 Octobre 2006, 04:00:07 »

25 Octobre

Israël reconnaît avoir utilisé des obus au phosphore contre le Hezbollah au Liban

Citation
Israël a admis, dimanche 22 octobre, avoir utilisé des obus au phosphore au Liban, lors du conflit qui a opposé son armée, durant trente-quatre jours, cet été, au Hezbollah libanais. Pendant la guerre, plusieurs médias s'étaient fait l'écho de civils libanais présentant des blessures caractéristiques d'attaques au phosphore, une substance qui s'enflamme au contact de l'air.

Jusqu'alors, Israël avait affirmé n'avoir utilisé ce type de munitions que pour "marquer" certaines cibles. Après de nouvelles accusations, lancées par le quotidien israélien Haaretz, le ministre Jacob Edery, chargé des relations du gouvernement avec la Knesset (Parlement), a finalement reconnu l'utilisation par l'armée d'"obus au phosphore, lors du récent conflit avec le Hezbollah au Liban, dans le but d'attaquer des objectifs militaires situés dans des zones ouvertes", ajoutant que, "selon le droit international, l'usage de munitions au phosphore est autorisé, et l'armée se conforme à la réglementation et aux normes internationales".

Dans un autre cas récent qui avait fait scandale, il y a deux ans, les Etats-Unis avaient reconnu avoir utilisé des munitions incendiaires au phosphore blanc lors de l'assaut de l'armée américaine contre la ville irakienne de Fallouja, en novembre 2004.

Le troisième protocole de la convention de Genève impose une restriction sur l'usage des armes incendiaires, une catégorie qui comprend les munitions au phosphore. Israël et les Etats-Unis ne sont pas signataires du troisième protocole.

La Croix-Rouge et d'autres organisations humanitaires réclament l'interdiction de ces munitions.

Alstom décroche un contrat sur la fourniture de 500 locomotives à la Chine

Citation
La société française Alstom a conclu un contrat sur la fourniture de 500 locomotives de fret à la Chine d'une valeur de plusieurs centaines de millions d'euros, a annoncé, mercredi 25 octobre à Pékin, son PDG, Patrick Kron.

Alstom est partenaire dans ce dossier avec le chinois Datong, et pourrait gagner "plusieurs centaines de millions d'euros" grâce à ce contrat qui porte au total sur "plus d'un milliard d'euros", a indiqué M. Kron à quelques journalistes en marge de la visite d'Etat que le président français, Jacques Chirac, a commencée en Chine. M. Kron fait partie de la trentaine de dirigeants d'entreprises françaises qui accompagnent le président français, lequel devrait être présent lors de la signature du contrat, jeudi, à Pékin.

PROJETS DE LIGNE À GRANDE VITESSE

Alstom a formé ses premières coentreprises en Chine en 1992 et y est bien implanté, notamment dans l'hydroélectrique, via Alstom Power, qui a ainsi fourni une partie des turbines du pharaonique barrage des Trois-Gorges, dans le centre du pays. Dans le domaine ferroviaire, l'industriel a également déjà remporté plusieurs contrats, notamment pour le métro de Pékin et Shanghaï, pour lequel il a été décidé en mai qu'il fournirait 96 voitures.

Simultanément, Alstom est sur les rangs, ou devrait l'être dès l'ouverture de l'appel d'offres, pour plusieurs projets de ligne à grande vitesse comme le Pékin-Shanghaï à venir, ou le Wuhan-Canton dont le résultat "ne saurait tarder", selon la municipalité de Wuhan. Le président Chirac devrait plaider la cause du groupe français pour ce projet lors de son déplacement à Wuhan, vendredi.

L'annonce du dernier gros contrat d'Alstom dans le ferroviaire – la fourniture de 60 rames – avait déjà coïncidé voilà deux ans avec la dernière visite du président français en Chine. Cette commande représentait une part de plus de 620 millions d'euros pour Alstom, qui emploie aujourd'hui quelque 2 450 personnes en Chine.

Reprise des vaccinations après quatre décès suspects en Israël
Citation
Les autorités israéliennes ont levé, lundi 23 octobre, la suspension de la campagne de vaccination contre la grippe qui avait été décidée la veille, après la mort de quatre personnes ayant reçu une dose d'un vaccin antigrippal fabriqué par la multinationale française Sanofi-Aventis.

Selon Yaacov Ben Yizri, le ministre israélien de la santé, les experts consultés par le gouvernement ont "complètement exclu toute possibilité de lien entre les incidents malheureux et les vaccinations". Le ministre s'est lui-même fait vacciner devant les caméras de la télévision.

Trois des quatre personnes décédées, âgées de 53 à 76 ans, avaient été vaccinées dans un centre de soins situé à Kiryat Gat, dans le sud du pays. Elles souffraient de différentes affections cardio-vasculaires et de diabète et avaient bénéficié d'une première campagne de vaccination destinée à protéger les personnes le plus exposées à l'infection grippale. L'une des victimes a été autopsiée, ce qui a permis d'écarter un lien de causalité entre la vaccination et le décès. Près de 130 000 Israéliens ont été vaccinés, ces dernières semaines, contre la grippe.

Les responsables de Sanofi-Aventis ont annoncé, lundi, avoir mobilisé leurs spécialistes de la pharmacovigilance. Le laboratoire a précisé que le lot vaccinal potentiellement impliqué n'avait été commercialisé qu'en Israël. "Le gouvernement israélien nous a demandé de confirmer des contrôles qualité", a précisé un porte-parole.

Xavier Bertrand, ministre français de la santé et des solidarités, a pour sa part saisi l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé. Une première réunion d'experts, organisée en urgence par les différents services sanitaires concernés, a conclu que rien n'indiquait que les quatre décès israéliens étaient la conséquence d'une vaccination. Aucun décès suspect n'a, à ce jour, été rapporté dans l'ensemble des pays où le vaccin antigrippal est commercialisé.

Liban : la France doute de l'efficacité de la Finul II

Citation
La France est de plus en plus sceptique quant au rôle de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul II), dont le mandat lui paraît ambigu et, comme en témoigne la poursuite des incursions des avions israéliens dans le ciel libanais, partiellement inefficace.

Des chasseurs israéliens ont survolé Beyrouth, ainsi que le Liban sud, dimanche 22 et lundi 23 octobre, en dépit des critiques grandissantes de la communauté internationale. Ces survols bafouent la souveraineté du Liban, pourtant réaffirmée par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le président Jacques Chirac avait estimé, vendredi, que les incursions israéliennes dans l'espace aérien libanais sont contraires "à l'esprit et à la lettre de la 1701". Dimanche, le ministre israélien de la défense, Amir Péretz, a répliqué que le gouvernement libanais n'appliquant pas la résolution 1701, qui prévoit un embargo sur les armes à destination du Hezbollah, Israël est fondé à poursuivre ses vols : "Nos renseignements font état d'efforts accrus pour faire passer des armes au Liban (via la frontière libano-syrienne). L'accroissement de ces tentatives accroît la légitimité de nos survols", a-t-il expliqué.

"INCIDENT" À MARJAYOUN

Le fait que cette situation perdure nourrit les craintes françaises, d'autant que, sur le terrain, un incident récent fait douter des intentions du Hezbollah. A la fin de septembre, deux éléments armés du Parti de Dieu ont fait faire demi-tour à un détachement (3 véhicules) espagnol de déminage, dans le secteur de Marjayoun. L'officier espagnol, qui venait d'arriver au Liban, est rentré à son quartier général chercher des ordres. Quant il est revenu, les deux combattants du Hezbollah avaient disparu. Alertée, la sûreté libanaise a ensuite interpellé les deux hommes. "Cela aurait pu être un grave incident, et c'est un non-événement", assurait-on lundi au siège de la Finul, à Naqoura. Il n'empêche : outre que ces combattants armés ne sont certainement pas les seuls dans le sud, l'officier de la Finul II a eu, dans cette affaire, une réaction qui rappelle la pusillanimité que l'on reprochait à la Finul I. L'incident illustre la fragilité de la situation militaire dans le Liban sud et ne peut que nourrir la méfiance israélienne envers les troupes de l'ONU.

A Paris, un haut responsable militaire constate que "l'esprit de la Finul II" (qui dispose d'un mandat plus "robuste") ne souffle guère et craint que les casques bleus ne soient à nouveau "humiliés et décrédibilisés". La France va observer attentivement la situation, afin de décider si, fin février, elle revoit à la baisse sa contribution militaire. A quelques mois du scrutin présidentiel français, remarque un responsable militaire, "nous n'avons aucun avantage à demeurer à la tête de la Finul".

En Colombie, la relance de la "guerre frontale" contre la guérilla désespère les familles d'otages
Citation
Une trentaine d'organisations civiques colombiennes ont appelé à manifester, mardi 24 octobre, contre l'"option militariste" du président Alvaro Uribe (droite). Vendredi, le chef de l'Etat avait donné l'ordre à l'armée de libérer coûte que coûte les otages aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), en annonçant la rupture du timide dialogue engagé avec la guérilla.

Samedi, à Cali, troisième ville du pays, les familles et amis des otages ont manifesté. Sur chacun des sacs en plastique noir, en forme de cadavre, alignés sur les marches de la cathédrale, une étiquette blanche : "Secouru par l'armée". Les familles n'ont pas oublié le drame d'Urrao. Le 5 mai 2003, une opération de sauvetage avait tourné au drame : les guérilleros avaient assassiné de sang-froid leurs dix otages avant de prendre la fuite.

"Si les militaires essayent de libérer nos proches, ce sont leurs restes que nous récupérerons", insiste Angela de Perez, dont le mari a été enlevé en avril 2002. Les FARC détiennent 58 otages "politiques", parmi lesquels des soldats capturés il y a neuf ans. "Le monde entier doit savoir et réagir", supplie Angela.

Opposants, défenseurs des droits de l'homme, prêtres, diplomates et comités de soutien à la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée en 2002, ont joint leurs voix à celles des familles des otages pour supplier M. Uribe de reconsidérer sa décision. Insensible à leurs suppliques, soutenu par une bonne partie de l'opinion publique, le président a encore haussé le ton.

Dans un virulent discours prononcé samedi, le chef de l'Etat a traité les guérilleros de "tricheurs", de "menteurs", de "bandits" et de "tueurs". "La communauté internationale va devoir réfléchir. Est-il plus logique de demander à un gouvernement honnête et démocratique de négocier avec des poseurs de bombes, ou d'exiger des terroristes qu'ils libèrent les séquestrés ?", a-t-il demandé.

L'explosion d'une voiture piégée, attribuée aux FARC, qui a fait, jeudi, une dizaine de blessés à l'Université militaire de Bogota, a provoqué l'ire présidentielle et la décision de rompre le dialogue à peine engagé. "En matière de guerre, l'émotion est mauvaise conseillère. Uribe a réagi comme le souhaitaient les ennemis du dialogue qui ont posé la bombe", estime le sénateur Gustavo Petro (gauche) qui, sans l'exclure, met en doute la responsabilité des FARC. "Ce n'est quand même pas de la faute des otages", a lancé le maire de Bogota, Luis Eduardo Garzon (gauche), également sceptique.

Réactivée par M. Uribe, la "guerre frontale contre le terrorisme" coûte cher. Lundi, le ministre de la défense, Juan Manuel Santos, a rendu public un projet d'impôt sur la fortune destiné à financer l'effort de guerre. Une délégation américaine, présidée par le sous-secrétaire d'Etat aux affaires politiques, Nicholas Burns, est attendue en Colombie. Washington souhaite évaluer la coopération militaire fournie à Bogota.

Le nouvel impôt - auquel seront assujettis les individus et les entreprises qui possèdent un patrimoine supérieur à 1,5 milliard de pesos (500 000 euros) - devrait permettre de trouver 8,5 milliards de pesos (2,8 milliards d'euros). Selon M. Santos, ces fonds financeront la modernisation des équipements militaires. Cependant, le gouvernement a toujours besoin de l'aide militaire américaine. Bogota a reçu plus de 4 milliards de dollars sur six ans. L'aide a été renouvelée pour l'année 2007 (à hauteur de 700 millions de dollars), mais reste menacée à terme.

"La Colombie souhaite que le montant de la coopération ne diminue pas et, si possible, qu'il augmente", a déclaré la ministre des relations extérieures, Maria Consuelo Araujo, avant la mission d'évaluation américaine.

"La volte-face belliciste d'Uribe tombe à point, remarque un ancien fonctionnaire du ministère de la défense. Comment Washington pourrait-il, désormais, lâcher son allié ?"

L'appel des Prix Nobel de la paix au contrôle du commerce des armes

Citation
Dans une lettre diffusée, mardi 24 octobre, à l'ONU, quinze Prix Nobel de la paix, dont le dalaï-lama, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, ou encore le président costaricain Oscar Arias, conjurent les gouvernements d'adopter une résolution sur le contrôle du commerce international des armes, afin de faire cesser les exportations irresponsables "qui causent douleur et destruction à tous les peuples du monde".


"Nous, Prix Nobel de la paix, savons que le principe essentiel d'un traité international sur le commerce des armes est simple et incontournable : aucune arme ne devrait faire l'objet d'une transaction si elle doit être utilisée pour commettre de sérieuses violations des droits de l''homme", a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International, qui soutient le projet. "C'est l'heure de vérité à l'ONU : les gouvernements doivent prendre la décision historique de stopper les transactions irresponsables et immorales sur les armes en votant en faveur de l'élaboration d'un traité qui empêchera la mort, le déplacement forcé et le viol de milliers de personnes", a-t-elle ajouté.

RÉTICENCES DES ÉTATS-UNIS ET DE LA RUSSIE

Le projet, coparrainé par l'Argentine, l'Australie, le Costa Rica, la Finlande, la Grande-Bretagne, le Japon et le Kenya, doit être mis au vote mercredi à la première commission de l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'occupe des questions de désarmement. S'il est adopté, le projet débouchera sur la mise en place d'un groupe d'experts gouvernementaux, chargé d'étudier la faisabilité, le champ d'application et les paramètres d'un traité sur le commerce des armes. Un rapport serait ensuite présenté à l'Assemblée en 2008.

Ce traité mondial viendrait combler les failles des réglementations internationales, qui permettent aujourd'hui aux armes classiques d'alimenter les conflits, les violations des droits de l'homme, avec des conséquences graves sur le développement des pays qui en sont les victimes.

La plupart des Etats membres se sont dits prêts à soutenir le projet de résolution. Parmi eux, trois des six premiers exportateurs d'armes du monde, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, plusieurs exportateurs émergents comme le Brésil, la Bulgarie et l'Ukraine, ainsi que des pays qui souffrent de la violence comme la Colombie, Haïti, le Liberia, le Rwanda et le Timor-Oriental. Mais d'importants exportateurs d'armes, comme la Chine, l'Egypte, les Etats-Unis, l'Inde, l'Iran et la Russie, sont peu enclins à voter cette résolution.

Costa Rica : le président social-démocrate Oscar Arias fait face à la grogne sociale

Citation
Pour la première fois depuis son investiture, le 8 mai, le président social-démocrate du Costa Rica, Oscar Arias, doit faire face à des manifestations de rue. Lundi 23 octobre, un appel des syndicats à la grève générale a été partiellement suivi dans la fonction publique.

Quelque 10 000 manifestants ont défilé dans les rues de la capitale, San José, avant de se rassembler devant le Congrès. Ils entendaient protester contre le traité de libre commerce signé par les Etats-Unis, les pays d'Amérique centrale et la République dominicaine.

Le Costa Rica est le seul pays qui n'a pas encore ratifié le traité. Avant l'élection présidentielle, qu'il avait remportée de justesse, M. Arias s'était prononcé en faveur de la ratification. Les syndicats craignent l'ouverture du marché des services, qui menace notamment le monopole détenu par l'Institut costaricien d'électricité, un organisme d'Etat. "Le traité a des conséquences négatives sur tous les secteurs, en particulier sur les institutions garantes de la solidarité sociale", assure le député José Merino (gauche). - (EFE.)
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« Réponse #17 le: 26 Octobre 2006, 09:21:46 »

Un petit rappel de où viens ces infos:

Les actus sont viennent d'ici.
« Dernière édition: 26 Octobre 2006, 09:24:37 par darkgusgus » Journalisée

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Re : Actualités
« Réponse #18 le: 27 Octobre 2006, 02:23:57 »

26 octobre 2006

La justice argentine accuse l'Iran de l'attentat de 1994 contre une association juive

Citation
Douze ans après les faits, la justice argentine a officiellement accusé, mercredi 25 octobre, l'Iran et le mouvement chiite libanais Hezbollah d'être responsables d'un attentat contre une association juive, qui avait fait 85 morts et 300 blessés à Buenos Aires en 1994. La décision de commettre l'attentat contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA) "a été prise par les plus hautes autorités de la République islamique d'Iran, qui a chargé le Hezbollah de réaliser l'attaque", a déclaré Alberto Nisman, chef de l'équipe de procureurs chargée de l'enquête. Ces magistrats ont réclamé un mandat d'arrêt international à l'encontre des plus hautes autorités du gouvernement iranien de l'époque, dont le président Ali Rafsandjani.

Cela fait longtemps que l'AMIA, soutenue par Israël et les Etats-Unis, porte ces accusations, fondées sur des renseignements des services secrets argentins, américains et israéliens. Mais elles ont toujours été rejetées par Téhéran et le Hezbollah.

Les auteurs de cet attentat, le plus meurtrier qu'ait connu l'Argentine, n'ont jamais été retrouvés et aucune condamnation n'a jamais été prononcée dans le cadre de l'enquête, qui a donné lieu à de nombreuses accusations d'irrégularités. Le procès de l'attentat, débuté en 2001, s'était achevé en 2004 dans un climat de frustration, avec la relaxe des cinq Argentins poursuivis pour avoir fourni un soutien logistique. Selon l'enquête officielle, le siège de l'association, dans le centre de la capitale argentine, avait été partiellement détruit par quelque 300 kg d'explosifs dissimulés dans une voiture.

"RESPONSABILITÉ DE L'ÉTAT" DANS LES CARENCES DE LA JUSTICE

Le juge argentin Juan José Galeano, qui mena l'enquête pendant neuf ans, avait désigné comme chef d'opération Moshen Rabbani, conseiller culturel de l'ambassade d'Iran à Buenos Aires, avant de se voir retirer l'affaire pour des irrégularités. L'accusation provoqua de vives tensions entre l'Argentine et l'Iran, surtout lorsque, en 2003, la justice britannique arrêta sur mandat argentin l'ex-ambassadeur iranien à Buenos Aires, Hadi Soleimanpour, avant de juger les preuves insuffisantes et de le remettre en liberté.

La justice a accusé fin 2005 un Libanais de 21 ans, membre du Hezbollah, Ibrahim Hussein Berro. Mais la procédure est restée au point mort, faute de preuves et en raison de nombreuses irrégularités judiciaires. Mercredi, le procureur Niesman l'a, lui aussi, accusé d'être l'auteur matériel de l'attentat, en dépit des dénégations de la famille Berro.

Les gouvernements argentins successifs, à commencer par celui de l'ex-président Carlos Menem, au pouvoir au moment des faits, ont été sévèrement critiqués pour l'absence de progrès dans l'enquête. Le président Nestor Kirchner avait pour la première fois reconnu en 2005 la "responsabilité de l'Etat" dans les carences de la justice.

La communauté juive argentine, la plus importante d'Amérique latine avec quelque 300 000 personnes, réclame chaque 18 juillet, à l'occasion de l'anniversaire de l'attentat de l'AMIA, que justice soit faite, y compris pour un autre attentat, commis deux auparavant contre l'ambassade d'Israël et qui avait fait 22 morts. Là encore, les auteurs n'ont jamais été retrouvés. La communauté juive argentine estime d'ailleurs que si l'enquête avait été correctement menée en 1992, l'attentat contre l'AMIA aurait probablement pu être évité.

George Bush revendique "la responsabilité" de sa politique en Irak et croit à "la victoire"

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Le président Bush est en campagne. Les républicains auraient préféré qu'il s'en tienne à un rôle de "fundraiser en chef" et se contente de collecter des fonds pour le parti. Mais George Bush ne peut pas s'empêcher d'être sur le devant de la scène.

A treize jours des élections parlementaires du 7 novembre, M. Bush a tenu une nouvelle conférence de presse, mercredi 25 octobre, la deuxième en deux semaines. "J'aime bien faire campagne, a-t-il expliqué. C'est ce que font les gens comme moi pour parvenir à leur poste. On serre les mains, on fait des discours."


   Pétition de soldats : "Rester en Irak ne vaut pas le coup"

Une centaine de soldats américains d'active et de réservistes ayant servi en Irak ont signé une pétition réclamant, sous forme d'un appel au Congrès, un "retrait rapide" des forces américaines. Les militaires ont utilisé une disposition légale leur permettant de s'adresser au législateur en tant que simples citoyens. "Rester en Irak ne marchera pas et ne vaut pas le coup", disent les signataires. Les deux tiers des Américains sont insatisfaits de la conduite de la guerre. Les prises de position en faveur d'un retrait immédiat commencent à apparaître. Le candidat démocrate à la présidence en 1972, George McGovern, 84 ans, farouche opposant à la guerre du Vietnam, vient de publier un livre dans lequel il développe un plan de retrait.

A Bagdad, l'armée américaine a lancé deux raids, mercredi 25 octobre, dans le quartier de Sadr City, bastion de la milice chiite de l'Armée du Mahdi. L'objectif de l'opération, menée conjointement avec des forces spéciales irakiennes, était de rechercher le chef d'un "escadron de la mort" sévissant dans l'est de Bagdad et de capturer les ravisseurs d'un soldat américain enlevé lundi. Dix miliciens ont été tués, deux blessés et treize arrêtés. L'opération a été critiquée par le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, qui a déclaré ne pas en avoir été informé à l'avance. - (Corresp, AFP.)

La veille, la présidence avait tenu un exercice inédit, dans une tente montée dans les jardins de la Maison Blanche. Une quarantaine d'animateurs de talk-shows conservateurs du pays ont été invités pour interviewer à la chaîne le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, le conseiller spécial Karl Rove, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, etc. Mais, même devant une audience aussi choisie, le succès n'a pas été complet.

"Les républicains méritent une fessée, a dit le commentateur Steve Gill, de Nashville, au Washington Post. L'ennui, c'est que si les démocrates prennent le Sénat, c'est l'Amérique qui reçoit la fessée."

La Maison Blanche a-t-elle fini par prendre la mesure du désenchantement de son électorat ? Dès mercredi matin, le président a convoqué la presse. La Maison Blanche trouvait que les propositions faites la veille par l'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, et le commandant de la Force multinationale, le général Casey, n'avaient pas retenu l'attention méritée. "Les gens doivent savoir que nous avons un plan pour la victoire", a-t-il dit.

Ce plan est assorti d'un échéancier de tâches à remplir par le gouvernement irakien, notamment sur la voie du désarmement des milices. Une certaine confusion a subsisté entre la notion d'échéances, que propose M. Bush, et celle de calendrier de retrait, qu'il continue à refuser. A Bagdad, le premier ministre, Nouri Al-Maliki, a dit qu'il n'était pas au courant de ces échéances semblant appartenir surtout au calendrier électoral américain.

Le président n'a pas réussi à détourner le débat du sujet irakien. Les républicains se trouvent exactement dans la situation qu'ils souhaitaient éviter : un président impopulaire et une campagne centrée sur une guerre qui va bientôt avoir duré aussi longtemps, pour les forces américaines, que la seconde guerre mondiale. Comme l'a fait remarquer le chroniqueur conservateur George Will, les Etats-Unis ont produit une bombe atomique en 34 mois : "Après 43 mois en Irak, l'armée n'a toujours pas résolu le problème des mines artisanales".

"TOUS DES PÉCHEURS"

M. Bush croyait avoir trouvé la parade en accusant les démocrates de vouloir "décamper". L'alternative était simple : d'un côté les républicains, qui travaillent à la sécurité du pays et disent "garder le cap" courageusement ; de l'autre, les démocrates, prêts à battre en retraite dès la première embûche.

A quelques semaines de l'élection, le tableau s'est tout à coup compliqué, M. Bush affirmant que, tout en gardant le cap, il ajuste constamment la tactique... La presse s'est engouffrée dans la faille. L'homme qui se flattait de sa détermination est apparu louvoyant.

M. Bush a répété, mercredi, qu'il croit à la victoire républicaine. Il a même recommencé à parler de la réforme des retraites, qu'il affirme vouloir toujours entreprendre avant la fin de son mandat. Certains proches ont confié, la semaine dernière, à la presse leur étonnement de le voir encore si sûr de lui malgré les sondages qui prévoient une "vague" démocrate.

Son chef de cabinet à la Maison Blanche, Josh Bolten, a fait installer des pendules qui décomptent le temps qui reste à l'équipe jusqu'aux élections de 2008. Le président n'aime pas entendre évoquer l'idée qu'il devrait partager le pouvoir.

Lorsque son père, l'ancien président George H. Bush, a dit qu'il préférait "ne pas penser à ce que serait la vie" de son fils si les démocrates remportaient la majorité au Congrès, il a essuyé une rebuffade publique : "Il ne devrait pas spéculer de cette façon."

George Bush a demandé mercredi aux électeurs de ne pas sanctionner les républicains pour sa politique en Irak. "La responsabilité finale repose sur moi", a-t-il dit. Dans les circonscriptions difficiles, les candidats de son parti ne tiennent pas à compromettre leurs chances en apparaissant avec un président dont l'indice de satisfaction est inférieur à 35 %.

Qu'à cela ne tienne. M. Bush est allé soutenir le représentant Don Sherwood, un homme qui traîne comme un boulet une liaison orageuse avec une immigrée péruvienne âgée de trente ans de moins que lui. "Le président estime que nous sommes tous des pécheurs et nous demandons tous pardon", a expliqué son porte-parole, Tony Snow.

Téhéran va doubler ses capacités d'enrichissement de l'uranium

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L'Iran a franchi une nouvelle étape dans la confrontation qui l'oppose à la communauté internationale à propos de son programme nucléaire en confirmant, mercredi 25 octobre, l'installation et la prochaine mise en service, dans son usine-pilote de Natanz, d'une deuxième cascade de centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium. Cette décision, qui prend les allures d'une provocation face aux demandes répétées des Nations unies d'un arrêt complet du programme nucléaire de Téhéran, intervient alors que des négociations sont en cours, à New York, pour l'adoption d'une nouvelle résolution visant à infliger des sanctions à l'Iran, présentée par les Européens.


Annoncée, lundi, par le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, le lancement de cette deuxième cascade de 164 centrifugeuses (identique à celle que l'Iran a mise en service en avril) a pour fonction de produire de l'uranium enrichi, lequel, selon son degré d'enrichissement, peut produire un combustible nucléaire. "La seconde cascade a été mise en place et nous allons l'alimenter en gaz (hexafluorure d'uranium, UF6) cette semaine", a indiqué, mercredi, un porte-parole de l'agence iranienne semi-officielle ISNA.

C'est l'introduction d'UF6 dans les centrifugeuses qui permet d'enrichir de l'uranium, par séparation des atomes. L'Iran devrait cependant "mettre en ligne" des milliers de centrifugeuses pour être capable de produire un combustible suffisamment enrichi (à au moins 90 %) pour alimenter une arme nucléaire. La plupart des experts estiment qu'il faudrait au moins quatre années supplémentaires aux Iraniens pour parvenir à ce résultat et, mardi, le chef des services allemands du renseignement extérieur (BND), Ernst Uhriau, a indiqué que l'Iran ne devrait pas être en mesure de fabriquer un engin nucléaire avant 2015.

En doublant cependant ses capacités d'enrichissement d'uranium, l'Iran lance un défi aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France), et manifeste le peu de cas qu'il fait des menaces de sanctions préparées par celui-ci. Les trois pays européens (UE3, avec l'Allemagne), qui ont mené une longue négociation avec l'Iran depuis 2004, ont transmis, mardi soir, aux Etats-Unis, à la Chine et à la Russie, le texte de leur résolution commune prévoyant des sanctions économiques et commerciales contre Téhéran.

Ce texte se réfère à l'article 41 du chapitre VII de la Charte des Nations unies, qui autorise des sanctions diplomatiques et économiques, mais non militaires. Le projet prévoit un embargo "sur tout matériel, équipement, bien et technologie qui puisse contribuer aux programmes nucléaires et aux programmes de missiles balistiques de l'Iran" et précise que les Etats membres des Nations unies "prendront les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert à l'Iran, directement ou indirectement, à partir de leur territoire ou par leurs nationaux ou par leurs navires et leurs avions" de tous les éléments qui pourraient contribuer à ces programmes.

L'embargo vise également "toute fourniture d'assistance ou de formation technique, d'aide financière, d'investissement, de services financiers, et tout transfert de ressources ou de services liés" à ces programmes. Enfin, des sanctions ciblées sont prévues - interdiction de voyager à l'étranger et gel des avoirs financiers à l'étranger - à l'encontre de toute personne impliquée dans le programme nucléaire iranien.

La décision des Européens de présenter leur propre projet de résolution résulte des difficultés à élaborer un texte commun avec les Etats-Unis, partisans d'une résolution nettement plus dure. Le texte européen est une solution de compromis envers les Russes, dans la mesure où il prévoit une exemption pour la centrale nucléaire de Bouchehr, construite par les Russes, qui devrait démarrer en septembre 2007. Selon le projet, cette centrale civile pourrait continuer à fonctionner, sans que l'on sache, explique un diplomate, si la Russie serait autorisée à lui livrer du combustible nucléaire.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité devaient se retrouver jeudi après-midi, à New York, avec l'Allemagne, pour examiner le texte européen. La position que prendra Washington reste incertaine, en dépit des propos du sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns, pour qui l'exemption accordée à la centrale de Bouchehr ne devrait pas constituer "une grosse pierre d'achoppement".
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« Réponse #19 le: 27 Octobre 2006, 02:25:11 »

26 octobre 2006

La tension monte en RDC à la veille de l'élection présidentielle de dimanche
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A la veille du second tour d'une élection présidentielle cruciale, qui opposera dimanche l'actuel président Joseph Kabila au vice-président Jean-Pierre Bemba, la tension est montée d'un cran en République démocratique du Congo. Jeudi 26 octobre au soir, la confusion régnait à Gbadolite, dans le nord-ouest du pays, où quatre personnes ont été tuées, selon l'ONU, au cours d'affrontements entre des partisans de M. Bemba et des gardes de Nzanga Mobutu, fils de l'ancien dictateur zaïrois Mobutu, qui a rallié le camp de M. Kabila.


Un partisan de M. Bemba et trois policiers ont été tués, a indiqué le bureau de l'information de la mission de l'ONU en RDC (Monuc) à Mbandaka, chef-lieu de la province d'Equateur, où se trouve Gbadolite. Un premier bilan de la Monuc faisait état d'un mort. Un membre de la sécurité de Nzanga Mobutu a également été blessé, selon la même source. Le frère de Nzanga Mobutu, Philippe Albert Mobutu a de son côté fait état d'un cinquième mort, un civil, tué par une balle perdue alors qu'il fuyait les lieux.

"Nzanga Mobutu s'est retrouvé avec un groupe de personnes (...) pour des raisons non élucidées dans les locaux de Radio Liberté", propriété du vice-président Bemba, a déclaré Samy Tassalet, chargé d'information de la Monuc. M. Mobutu était accompagné notamment "de ses gardes du corps et d'éléments des FARDC [Forces armées de RDC] qui assurent sa sécurité", a-t-il précisé. Des coups de feu ont été tirés et des troupes de M. Bemba ont "encerclé les locaux de la radio", a-t-il ajouté, précisant "qu'à l'heure actuelle, M. Mobutu se trouve en situation d'otage".

"LE CLIMAT S'ALOURDIT, LES GENS SONT SURVOLTÉS"

Peu avant ces échauffourées, Jean-Pierre Bemba a annoncé à Kinshasa qu'il était prêt à accepter une éventuelle défaite face à Joseph Kabila, favori du second tour de la présidentielle, si les élections étaient "libres, démocratiques et transparentes".

Le vice-président a par ailleurs déploré l'annulation d'un débat télévisé entre les deux candidats et émis des doutes quant à la tenue de son meeting-monstre annoncé pour vendredi dans la capitale. "Je ne voudrais pas que le sang coule lors de cette manifestation", a-t-il expliqué, affirmant refuser de "donner une chance et une opportunité à ceux qui veulent saboter" ce rassemblement, et estimant n'avoir "plus de démonstration à faire au point de vue mobilisation". Se disant certain de la victoire, il a appelé les électeurs à la vigilance, pour contrer toute tentative de fraude.

Au même moment, une émeute éclatait à la prison centrale de Kinshasa. Au moins trois détenus ont été tués et neuf blessés lors de la répression par la police de cette émeute, selon des sources diplomatiques concordantes. "Il y a eu neuf blessés par balle, dont l'un est dans un état grave", avait déclaré un peu plus tôt le colonel Raus Chalwe, chef des services spéciaux de la police et des renseignements, qui avait démenti que cette répression ait fait des morts, comme l'affirmaient certains témoins.
Enfin, plusieurs personnes ont été blessées par des jets de pierres à Goma, dans l'est du pays, lors d'un meeting de soutien à Jean-Pierre Bemba. "Le climat s'alourdit, les gens sont survoltés. Les prochains jours vont être chauds, qu'il y ait ou pas meeting de Bemba", a commenté un militaire occidental sous le couvert de l'anonymat.

Tollé en Australie après les propos d'un dignitaire musulman sur les femmes
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Après le tollé provoqué par les propos du mufti d'Australie, qui compare notamment les femmes légèrement vêtues à de la "viande à l'air", les autorités locales ont réclamé son expulsion du pays, jeudi 26 octobre.

"Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger... qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air ?", avait ainsi lancé Cheikh Taj Aldin Al-Hilali, le plus haut dignitaire musulman du pays, lors d'un prêche prononcé il y a quelques semaines devant cinq cents fidèles. "Si [la femme] était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé", avait ajouté le mufti, cité par le quotidien The Australian.


Ses propos avaient aussitôt déclenché une levée de boucliers. "Ce sont des commentaires atterrants et répréhensibles", s'était indigné John Howard, le premier ministre australien. "L'idée que ce sont les femmes qui sont à blâmer dans les cas de viol est grotesque", avait-t-il souligné.

La responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la discrimination, Pru Goward, avait estimé pour sa part que ces déclarations constituaient "une incitation au crime" : "De jeunes musulmans qui commettraient des viols pourraient se prévaloir de ces remarques, citer cet homme, leur chef spirituel, devant un tribunal." "Je pense qu'il est temps qu'on lui demande de partir", avait-t-elle ajouté. Elle n'a pas précisé si le mufti, d'origine égyptienne et arrivé dans le pays en 1982, possédait la nationalité australienne.

"MON INTENTION ÉTAIT DE PROTÉGER L'HONNEUR DES FEMMES"

Sous la pression, le chef religieux a fait son mea culpa. "Je présente mes excuses sans réserves à toutes les femmes que mes commentaires ont pu offenser. Mon intention était de protéger l'honneur des femmes, or cette partie de mes déclarations a été occultée par The Australian", a-t-il affirmé.

Les organisations islamiques se sont, quant à elles, rapidement démarquées du mufti, dont elles ont condamné les propos sans ambages. Le conseil islamique de Nouvelle-Galles-du-Sud, dont Sydney est la capitale, a ainsi qualifié ses remarques de "non islamiques, non australiennes et inacceptables". Le porte-parole du conseil islamique de l'Etat de Victoria a dit craindre que cette sortie engendre des représailles contre la communauté musulmane d'Australie, forte de 300 000 personnes.

Cheikh Taj Aldin Al-Hilali est coutumier des sorties fracassantes. En juillet 2005, il avait déclaré à l'Australian que les religieux radicaux constituaient "une maladie semblable au sida que l'on ne peut pas soigner avec de l'aspirine". Un mois plus tôt, le mufti soutenait qu'il était parvenu à négocier la libération d'un otage australien, Douglas Wood, kidnappé en Irak en avril 2005.

Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte de forte tension communautaire en Australie. Début septembre, John Howard, le premier ministre, s'était attiré les foudres des musulmans en les exhortant à mieux s'intégrer dans la société. Canberra, qui a renforcé ses lois sur l'immigration, va prochainement imposer un examen de culture générale en anglais pour évaluer la sincérité des candidats à s'intégrer dans la société australienne. Le test comporte notamment un chapitre sur l'égalité entre les hommes et les femmes.

Le Niger expulse plusieurs milliers d'Arabes vers le Tchad

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Les expulsions annoncées vers le Tchad de plusieurs milliers d'Arabes Mahamits vivant au Niger dans la région de Diffa ont commencé, a indiqué, jeudi 26 octobre, Oumarou Yacouba, le gouverneur local.

"Les opérations de rapatriement ont débuté dans le respect dû au genre humain, en tenant compte des gros troupeaux d'animaux dont ils disposent", a t-il encore précisé. "Il n'y a aucun danger ni pour les biens ni pour les personnes", a-t-il ajouté en jugeant "motivée" la décision des autorités nigériennes. "Ce sont des étrangers qui ont des problèmes avec les populations locales. Ils iront à pied vers la frontière, ils ont l'habitude, encadrés par nos forces de police."

Mercredi, le Niger avait annoncé son intention d'expulser rapidement des dizaines de milliers d'Arabes Mahamits vers le Tchad, pays dont ils sont originaires, en raison des tensions avec les populations nigériennes de la région frontalière de Diffa. En 2001 et 2002 déjà, l'ensemble des chefs coutumiers de la région avaient adressé aux autorités locales un document dans lequel ils demandaient le "départ sans condition" de cette communauté. Leur appel a été renouvelé cette année.

Pourtant, jeudi matin, il n'était plus question que de 4 000 expulsions, et celles-ci ne concernaient que "ceux qui n'ont pas de papiers en règle", selon le porte-parole du gouvernement nigérien, Mohamed Ben Omar."Tout se déroule normalement et sans problèmes. Nous recensons ces personnes au fur et à mesure. Mais cela va prendre du temps car il s'agit de populations dispersées. Il faut les localiser puis les rassembler", a poursuivi le gouverneur, qui se dit pour l'instant incapable de fournir le moindre chiffre concernant les personnes déjà contrôlées ou en voie de reconduite à la frontière.

"LE NIGER N'EST PAS UN PAYS XÉNOPHOBE"

"Je ne vois pas pourquoi on fait une telle affaire avec ça", a-t-il déploré en se disant "blessé" par l'image donnée de son pays à l'étranger. "Le Niger n'est pas un pays xénophobe, mais le Niger ne peut pas toujours être en train de calmer ses populations alors que ce sont les autres qui les provoquent", a-t-il conclu.

Le Tchad, qui a déclaré mercredi ne "pas avoir été officiellement informé de la nouvelle", souhaite que le Niger renonce à ces expulsions.

Au Niger, les Arabes Mahamits, originaires du département de Biltine, au nord de la ville tchadienne d'Abéché et pour la plupart éleveurs de chameaux et de bétail, sont entre 50 000 et 150 000. Certains vivent dans la région de Diffa depuis plus de trente ans, époque d'une grande sécheresse. Mais dans cette zone désertique et déshéritée, des conflits éclatent souvent entre Arabes, Peuls et Toubous pour l'utilisation des puits.

Bush signe la loi autorisant la construction d'un mur à la frontière mexicaine
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"Les Etats-Unis n'ont pas eu le contrôle total de leurs frontières pendant des décennies et l'immigration clandestine a augmenté" : le Secure Fence Act "rendra nos frontières plus sûres", a claironné, jeudi 26 octobre, le président américain George W. Bush en signant la loi qui autorise la construction d'un mur sur un tiers de la frontière mexicaine.


   53 % des Américains opposés au mur, selon un sondage

53 % des Américains sont opposés à la construction de ce mur, selon un sondage rendu public mercredi par CNN. Ce sondage, réalisé par Opinion Research Corp., indique que 45 % des personnes interrogées sont en revanche favorables au projet.

Concernant le nombre d'agents de l'immigration, 74 % des sondés souhaitent leur renforcement, une mesure également prévue par la loi. Par ailleurs, ils sont 58 % à approuver de fortes amendes pour les employeurs de travailleurs sans papiers.

Le sondage a été réalisé entre le 20 et le 23 octobre auprès de 1 013 personnes.

"Nous avons la responsabilité de faire face à ces défis. Nous avons la responsabilité de faire appliquer nos lois. Nous avons la responsabilité de sécuriser nos frontières. Nous prenons cette responsabilité au sérieux", a-t-il encore affirmé, faisant porter le débat avec l'opposition démocrate sur un autre sujet que l'Irak, et flattant une base électorale qui menace de se détourner des urnes pour les élections parlementaires du 7 novembre.

La construction de ce mur est une des rares concrétisations du vaste débat sur l'immigration qui a occupé le Congrès pendant des mois en 2006 et a été un des principaux sujets de la campagne électorale. Le Sénat américain a approuvé, le 29 septembre, à une écrasante majorité de voix républicaines mais aussi démocrates, la construction d'ici au 31 décembre 2008 d'un mur de 1 200 km. Il couvrirait les sections les plus poreuses des 3 200 km de frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, à commencer par le désert meurtrier de l'Arizona.

UNE CONSTRUCTION VIVEMENT CONTESTÉE

Il y a trois semaines, le président Bush avait déjà signé une loi relative au financement de la construction de ce mur. Mais la somme de 1,5 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros) inscrite dans la loi promulguée est loin du coût global du projet, estimé entre 6 et 8 milliards de dollars (de 4,7 à 6,3 milliards d'euros).

La construction de ce mur est vivement contestée par le gouvernement mexicain. Pour le président élu, Felipe Calderon, qui l'a comparé au "mur de Berlin", cela constitue "une grande erreur". Mais elle est également critiquée aux Etats-Unis, où ses détracteurs doutent de son efficacité pour contrer l'immigration clandestine. "Une barrière va ralentir d'une minute ou deux les gens [qui veulent passer la frontière], mais si vous n'avez pas d'agents pour les arrêter, cela ne sert à rien. Nous ne parlons pas d'une barrière infranchissable", a expliqué, mercredi, T. J. Border, président d'un syndicat d'agents de l'immigration.

Deux sénateurs républicains du Texas ont également tenté d'amender ce texte pour permettre aux gouvernements locaux d'avoir leur mot à dire sur la localisation de la barrière. En vain. Mais les leaders républicains les ont assurés qu'ils auraient une certaine souplesse pour choisir d'autes options que celle de la barrière. L'un de ces sénateurs, John Cornyn, a voté pour la construction du mur, estimant qu'il fallait montrer que le Sénat se préoccupait des questions de la sécurité des frontières. "On nous a présenté les choses de cette façon : allons-nous voter pour améliorer la sécurité des frontières ou contre ce projet ?", a-t-il expliqué.

Des dizaines de civils afghans tués dans un raid aérien de l'OTAN

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Au moins soixante civils, en majorité des femmes et des enfants, ont été tués, mardi 24 octobre, lors d'un raid aérien de l'OTAN à Panjwayi, dans le sud de l'Afghanistan, ont rapporté jeudi des responsables locaux et des chefs tribaux. Le bombardement a été mené tard dans la soirée de mardi, alors que les festivités de l'Aïd el-Fitr, qui marquent la fin du ramadan, battaient leur plein.

L'Alliance atlantique a reconnu la mort de plusieurs civils dans la province de Kandahar, au cours de combats qui ont fait, selon elle, 48 morts parmi les rebelles. "Il était tard dans la nuit, c'est peut-être la raison pour laquelle ils ne savaient pas où bombarder. Ils ont bombardé des maisons habitées", a expliqué Agha Lalai, membre d'une assemblée locale.

Naik Mohammad, dignitaire tribal qui s'est rendu au chevet des blessés à l'hôpital, a fait état de 60 civils tués, tout comme plusieurs habitants de Panjwayi, tandis qu'un autre membre de l'assemblée locale avançait un bilan de 80 morts.

Vingt-cinq habitations ont été détruites dans ce bombardement, qui a duré quatre à cinq heures, selon les témoignages. Dans un communiqué, la mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan se dit très préoccupée. "La sécurité et le bien-être des civils doit toujours être une priorité, et toute perte civile, sans exception, est inacceptable", ajoute-t-elle. Le porte-parole de l'OTAN, Mark Laity, a néanmoins accusé les talibans d'utiliser des villageois comme "boucliers humains".

3 000 MORTS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE

Combats et actes de guérilla ont fait plus de 3 000 morts depuis le début de l'année en Afghanistan, qui n'avait pas connu pareille effusion de sang depuis la chute du régime des talibans, en novembre 2001. Tirant parti du trafic d'opium et du mécontentement dû aux lenteurs de la reconstruction et de la reprise économique, la milice islamiste est parvenue à se regrouper et oppose désormais une résistance farouche aux forces de l'OTAN, en particulier dans le Sud.

Les six prochains mois seront décisifs, a averti le général britannique David Richards, commandant des forces de l'Alliance, selon lequel de nombreux Afghans pourraient basculer dans le camp des "étudiants en religion", faute de progrès dans leurs conditions de vie. "Jusqu'ici, vous n'avez vu que des attentats-suicides individuels, mais à l'avenir vous pourriez voir des attentats commis par six personnes simultanément", a prévenu Hajji Mullah Wahid Ullah, présenté comme un "conseiller" des talibans et interrogé par un journaliste de la BBC.

Ces déclarations font écho aux menaces proférées par le mollah Omar, chef spirituel des talibans, qui a promis de porter la lutte contre les forces étrangères à des niveaux "surprenants".
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« Réponse #20 le: 28 Octobre 2006, 14:20:50 »

27 Octobre 2006

Le gouvernement nigérien annule l'ordre d'expulsion des Mahamits

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"Le gouvernement a décidé de suspendre l'opération", a annoncé le ministre de la communication nigérien, vendredi 27 octobre. Mercredi, le Niger avait annoncé son intention d'expulser rapidement quelque 100 000 Arabes Mahamits vers le Tchad, pays dont ils sont originaires, en raison des tensions avec les populations nigériennes de la région frontalière désertique de Diffa, aux confins du Niger, du Tchad et du Nigeria. Jeudi matin, le porte-parole du gouvernement nigérien, Mohamed Ben Omar, avait pour sa part évoqué l'expulsion de 4 000 Mahamits, "ceux qui n'ont pas de papiers en règle".

"La reconduction est terminée. Les Arabes Mahamits vont avoir le statut de transhumants, un statut bien connu conforme à la règlementation. Ils vont être redirigés vers des régions pastorales à l'intérieur du Niger où il y a plus d'eau et de pâturages", a indiqué un autre responsable gouvernemental, sans préciser pour autant les raisons de cette volte-face.

DES TENSIONS AVEC LE TCHAD

La décision, déjà mise en application depuis quelques jours, avait provoqué un vif émoi, notamment chez les neufs députés arabes du Parlement nigérien. Le Tchad, également irrité, avait demandé au "pays frère" de ne pas procéder aux expulsions prévues. Des analystes politiques avaient également prévenu que ces expulsions risquaient d'avoir un effet déstabilisateur au Tchad, théâtre d'une rébellion armée, et qui subit notamment les contre-coups de la crise militaro-humanitaire au Darfour soudanais.

"Nous sommes reconnaissants au gouvernement d'avoir annulé cette décision afin d'éviter de créer des problèmes entre communautés, problèmes qui n'existent d'ailleurs pas", a déclaré le député arabe Sileyim Ben Hameda, élu de la région de Diffa. "Je reste toutefois circonspect en attendant la confirmation de cette décision par nos parents dans la région. Tant que les gendarmes n'auront pas cessé de les menacer d'évacuation, on ne se réjouira pas", a-t-il poursuivi.

Augusto Pinochet inculpé pour des disparitions et des tortures

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Le général Pinochet est rattrapé par de nouvelles affaires. Après l'ouverture d'une enquête jeudi sur la présence de lingots d'or à son nom dans une banque de Hongkong, un juge chilien a inculpé, vendredi 27 octobre, l'ancien dictateur pour des disparitions et des tortures sur des prisonniers commises pendant le régime militaire (1973-1990). L'immunité dont jouissait Augusto Pinochet en tant qu'ancien président avait été officiellement levée dans cette affaire le 4 octobre par la Cour suprême du Chili.

Le juge Alejandro Solis a annoncé que la responsabilité de Pinochet était mise en cause pour 36 cas de disparitions, un meurtre et 23 cas de torture, concernant des personnes détenues à la Villa Grimaldi, qui servit de 1973 à 1978 de centre clandestin aux services secrets chiliens. Cette décision pourrait ouvrir la voie à l'arrestation de l'ancien dictateur, selon des sources judiciaires. "Je ne vais pas donner plus de détails avant lundi, où la décision sera notifiée officiellement", a précisé le juge, sans confirmer ou démentir s'il demanderait l'arrestation du général Pinochet. Selon l'agence Reuters, qui cite une source judiciaire, le général Pinochet sera assigné à résidence chez lui à partir de lundi.

Augusto Pinochet, qui aura 91 ans en novembre, a déjà perdu son immunité à plusieurs reprises dans le cadre d'enquêtes sur des disparitions d'opposants survenues pendant la dictature, qui se solda par 3 000 morts et disparus.

DÉMENTI DU GROUPE HSBC DANS L'AFFAIRE DES LINGOTS D'OR

Par ailleurs, une enquête a été ouverte jeudi sur la présence de lingots d'or au nom de l'ex-dictateur dans une banque britannique à Hongkong. Le juge Juan Gonzalez, chargé de cette affaire, a déclaré vendredi "poursuivre ses investigations" malgré le démenti du groupe bancaire, qui a affirmé ne pas détenir cet or, contrairement aux révélations de la presse chilienne, et qualifié de "contrefaçons" les documents accréditant cette information.

Les journaux chiliens El Mercurio et La Nación ont affirmé que Pinochet aurait déposé 9 620 kilos d'or en lingots auprès de la banque HSBC à Hongkong, estimés à plus de 190 millions de dollars (149 millions d'euros). C'est le consultant américain en vente d'or Al Landry qui, selon la presse, aurait révélé l'existence des lingots au gouvernement de Santiago, sur la base de documents reçus d'un vendeur potentiel. "Déterminer comment s'est produit tout cela constituerait également un des buts de l'enquête", a souligné le magistrat chilien, qui souhaiterait identifier les "responsables d'une supposée falsification".

L'Iran aurait franchi un nouveau pas dans la production d'uranium enrichi

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L'Iran continue à défier les grandes puissances. Mercredi 25 octobre, Téhéran avait déjà confirmé l'installation et la prochaine mise en service, dans son usine-pilote de Natanz, d'une deuxième cascade de centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium.

"La seconde cascade a été mise en place et nous allons l'alimenter en gaz [hexafluorure d'uranium, UF6] cette semaine", avait prévenu, mercredi, un porte-parole de l'agence iranienne semi-officielle ISNA. L'injection d'UF6 dans les centrifugeuses permet en effet de produire de l'uranium enrichi, lequel peut être utilisé dans les centrales nucléaires mais peut aussi servir à la fabrication de bombes atomiques.

Selon cette même agence de presse, ce serait chose faite. ISNA, citant une "source informée", écrit, vendredi, que "l'injection de gaz a été effectuée" au cours des derniers jours. "Nous avons tiré le produit de la seconde cascade", a ajouté cette source, laissant ainsi entendre que l'Iran aurait obtenu une certaine quantité d'uranium enrichi. Cette annonce, qui n'a pu être confirmée dans l'immédiat auprès d'une deuxième source, intervient alors que les grandes puissances sont engagées dans des tractations sur le projet de résolution rédigé par les Occidentaux qui craignent que Téhéran ne détourne son programme nucléaire à des fins militaires, ce que l'Iran a toujours démenti.

"SANCTIONS ADAPTÉES, AJUSTÉES, PROVISOIRES ET RÉVERSIBLES"

Soumis au Conseil de sécurité, ce projet prévoit un embargo sur tout matériel ou équipement pouvant contribuer aux programmes nucléaires et de missiles balistiques de l'Iran. Mais l'Iran a clairement indiqué à de multiples reprises qu'il ne se plierait à aucune résolution de l'ONU visant à le contraindre à suspendre son enrichissement d'uranium.

En voyage officiel en Chine, le président Jacques Chirac a évoqué, vendredi, la possibilité d'imposer à l'Iran des "sanctions adaptées, ajustées, provisoires et réversibles" si le dialogue sur le dossier nucléaire "n'aboutit pas" avec la République islamique. Mais "je souhaite que nous puissions par le dialogue trouver une solution", a-t-il ajouté. Régissant à l'annonce de l'ISNA, le porte-parole du ministère des affaires étragères Jean-Baptiste Mattéi, a estimé que cela envoie un "signal négatif dont nous devrons tenir compte dans notre évaluation du dossier".

La Maison Blanche n'a pas tardé non plus à réagir aux annonces de l'agence de presse iranienne. Pour le président George W. Bush, la communauté internationale doit "redoubler d'efforts (...) pour convaincre les Iraniens que le seul résultat pour eux, s'ils continuent à faire avancer un tel programme, c'est l'isolement du reste du monde".

"Si vous voulez adopter des sanctions, allez-y, vous nous avez imposé des sanctions depuis 27 ans et qu'est-ce que vous avez gagné ?", a répondu, vendredi, Ahmad Khatami, un influent religieux iranien, dans son sermon lors de la prière du vendredi à Téhéran. "Vous perdrez plus que nous si vous [nous] imposez des sanctions", a-t-il poursuivi en engageant les grandes puissances à "abandonner ce genre de jeux".

Trois mois après son opération, Fidel Castro n'a pas repris sa vie publique

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Trois mois, jour pour jour, après la soudaine intervention chirurgicale qui l'a éloigné du pouvoir, le leader cubain Fidel Castro n'est toujours pas réapparu en public. Dans l'édition datée du 27 octobre, Granma, organe officiel du Parti communiste, ne souffle mot de sa santé et propose plutôt en "une" à ses lecteurs de se tourner vers la prochaine Coupe intercontinentale de base-ball ou de s'indigner de la nouvelle définition de la torture promue par Washington.

Fidel Castro n'est cité que dans un article de promotion pour le livre Cent heures avec Fidel, du journaliste Ignacio Ramonet, vendu dans l'île sous forme de fascicules. Dernières livraisons : "l'enfance d'un leader" et "le forgeage d'un rebelle". Le vieux leader, lui, est invisible : ni photographie ni vidéo, et pas davantage de message depuis maintenant quarante jours, ce qui ne manque pas d'alimenter des rumeurs contradictoires reprises par la presse latino-américaine au terme du premier trimestre d'absence du Comandante.

Pour autant, le vide du pouvoir n'existe pas. Dans un style plus réservé, fait d'interventions rares et brèves, Raul Castro, le frère de Fidel, assume pleinement l'intérim qui lui a été confié. Initiatives dans le domaine de la construction et des transports, changements de responsables dans l'informatique et les télécommunications, premières mesures pour limiter l'envoi vers le Venezuela de médecins qui venaient à manquer : le "petit frère" est au travail. Son fils Alejandro, à la fois aide de camp et secrétaire, est très visible. Tout comme son gendre, Luis Alberto Rodriguez Lopez Callejas, le patron de l'empire économique Gaesa, qui regroupe une grande part des participations des forces armées révolutionnaires dans l'économie.

En annonçant sa maladie, Fidel Castro avait proposé au peuple cubain de reporter les festivités de son quatre-vingtième anniversaire au 2 décembre, date du cinquantième anniversaire du débarquement dans l'île de la troupe castriste qui prit ensuite le pouvoir. Officiellement, le rendez-vous n'est pas reporté.

Jacques Chirac loue le "multilatéralisme" devant les étudiants chinois

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Le grand amphithéâtre de la prestigieuse université de Pékin (Beida) était comble, jeudi 26 octobre, quand Jacques Chirac a fait son entrée sous les applaudissements de centaines d'étudiants. Le président de l'université, Xu Xihong, a accueilli ce "grand ami du peuple chinois", un homme de "grande culture", le président d'un pays, la France, "sans laquelle le monde vivrait encore dans l'obscurité". Selon M. Xu, que les circonstances incitaient visiblement à l'enthousiasme, "les droits de l'homme, la démocratie, le socialisme", sont en effet des produits du génie français.
   
Dans un discours prononcé au sein de cette université au deuxième jour de sa visite en Chine, Jacques Chirac s'est félicité de l'"évolution rapide vers le progrès qui change le visage" de l'empire du Milieu.

"Demain, a-t-il ajouté, la Chine sera l'une des plus grandes, si ce n'est la plus grande puissance du monde."

Devant ce parterre d'étudiants qui seront les prochains "dirigeants de la Chine", le chef de l'Etat français a réitéré son inquiétude "face au comportement de la Corée du Nord et de l'Iran", exaltant à propos de ce genre de crise les vertus d'"un multilatéralisme efficace". "Ne rien faire nous priverait de toute influence, de toute crédibilité et de toute légitimité. Ce serait encourager la tentation de l'unilatéralisme, dont chacun a pu mesurer les conséquences et les impasses", a-t-il ajouté.

L'allusion aux Etats-Unis de George Bush et à la guerre d'Irak était transparente et propre à satisfaire un auditoire chinois volontiers antiaméricain dès que l'on s'avance sur le terrain des relations internationales.

Au chapitre des influences bénéfiques que la France peut avoir sur la Chine, Jacques Chirac a estimé que "notre modèle républicain, marqué par les idéaux des Lumières et les valeurs universelles de la Révolution française, peut être source d'inspiration et d'appui dans cette marche (chinoise) vers la démocratie et les droits de l'homme". Même si, bien sûr, "la Chine suit naturellement le chemin propre au génie historique de son peuple et de sa très ancienne culture".

Après une série de questions posées par les étudiants, qui lui ont demandé comment il voyait l'avenir des relations France-Chine, le rôle de la France dans le monde et l'état de la recherche fondamentale dans l'Hexagone, Jacques Chirac s'est félicité de voir que le nombre de jeunes Chinois désireux de poursuivre leurs études en France était en augmentation constante. Il a dit que la France pratiquait une politique d'octroi de visas destinée à faciliter l'arrivée d'étudiants qui peuvent être sûrs d'"être les bienvenus en France".

En 1999, les services consulaires français en Chine avaient délivré 2 621 visas à des étudiants chinois ; en 2005, ils en ont émis 6 890, soit le triple. On prévoit pour cette année une nouvelle augmentation de 20 % à 25 %. A ce jour, il y a en France environ 25 000 étudiants chinois. Selon M. Chirac, ce chiffre pourrait prochainement "doubler".

ATTRAIT ET PRAGMATISME

Quels sont les raisons de ce succès, qu'il faut tout de même relativiser au vu des chiffres du Royaume-Uni (deux fois plus d'étudiants chinois) ou de l'Allemagne (équivalent de la France) ?

"Les Chinois sont attirés par l'image d'une France romantique, la réputation des Français à aimer refaire le monde trois fois par jour, la beauté des paysages", explique Pierre Yang, responsable à Pékin d'Edu-France, organisme destiné à promouvoir à l'étranger l'enseignement supérieur français.

Le pragmatisme y tient aussi une large place : "L'enseignement est gratuit en France. Les étudiants sont traités sur un pied d'égalité et sont attirés par la qualité des cours dans certains secteurs précis comme les beaux-arts, les arts appliqués, l'architecture, les sciences sociales et humaines", ajoute-t-il.

M. Yang remarque tout de même que la France est aussi parfois "un choix par défaut" : la difficulté d'obtenir des visas aux Etats-Unis, la longueur du cursus universitaire en Allemagne, font office de repoussoir pour certains étudiants désireux de poursuivre des études scientifiques. A la question : "Quel pays représente le mieux l'Europe ?", 48,6 % des Chinois interrogés ont tout de même récemment répondu : la France ; contre 16,3 % pour l'Angleterre et 14,3 % pour l'Allemagne.

L'attrait des Chinois pour la France peut se mesurer également par le succès des huit Alliances françaises établies en Chine (hors Hongkong et Macao et avant que n'ouvrent bientôt deux autres Alliances dans la province orientale du Shandong) : entre 2000 et 2005, le nombre d'inscrits est passé de 7 725 à 20 215, soit un triplement du nombre de candidats à l'étude de la langue de Voltaire.
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Re : Actualités
« Réponse #21 le: 28 Octobre 2006, 14:22:26 »

27 octobre 2006


L'OTAN reconnaît avoir causé la mort de civils afghans

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Le président afghan, Hamid Karzaï, a nommé, jeudi 26 octobre, une nouvelle commission pour enquêter sur la mort, mardi, dans des bombardements de l'OTAN, d'un nombre encore indéterminé de civils.

L'incident s'est produit dans le district de Panjwayi quand les forces de l'OTAN ont affronté par trois fois dans la journée des groupes de combattants et ont appelé un soutien aérien. Les officiels afghans évaluent entre 30 et 80 le nombre de morts dans les bombardements alors que l'OTAN, qui a affirmé "avoir reçu des rapports crédibles sur un nombre de victimes civiles incluant des femmes et des enfants", n'a confirmé jusqu'à maintenant que la mort de 12 personnes.

"Le fait que les insurgés se servent de la population comme boucliers humains nous rend la vie très difficile, mais cela ne nous empêche pas de faire tous les efforts pour minimiser les risques", a affirmé, à Kaboul, Marc Laity, porte-parole civil de l'OTAN. L'organisation militaire a fait part de son intention de collaborer à l'enquête.

Cet incident survient une semaine après que le président Karzaï a averti les forces de l'OTAN et de la coalition d'agir avec la plus extrême précaution pour éviter les victimes civiles.

Le président s'était ému alors de la mort d'une vingtaine de civils, lors de deux bombardements. Cet incident s'est produit dans un district officiellement "nettoyé" des talibans à la suite de l'opération Medusa, la plus grande jamais entreprise par l'OTAN en Afghanistan. Une commission d'enquête afghane avait conclu que 53 civils avaient été tués dans cette opération, alors que l'OTAN affirmait avoir tué plus de 500 talibans.

Le nouvel incident intervient dans un contexte fragilisé par le scandale de soldats allemands photographiés en Afghanistan exhibant un crâne humain. "Le gouvernement et le peuple afghan ont été profondément attristés" par cette nouvelle, a affirmé le ministère afghan des affaires étrangères.

La chaîne allemande RTL a diffusé jeudi de nouvelles images sur cette profanation. L'une d'entre elles montre un soldat faisant mine d'embrasser un crâne.

George Bush signe la loi sur le mur qui séparera le Mexique des Etats-Unis

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Dans leurs discours de campagne, les deux candidates à l'élection législative au Nouveau-Mexique n'en parlent jamais. Si quelqu'un pose la question, elles offrent des réponses prudentes. "L'immigration ressemble à l'avortement : un sujet qui divise tellement qu'il vaut mieux l'éviter", explique Brian Sanderoff, directeur d'un institut de sondages d'Albuquerque.

Le président américain, George Bush, a signé, jeudi 26 octobre, la loi créant officiellement le mur d'un millier de kilomètres sur la frontière mexicaine, décision qualifiée de "grande erreur" par le président élu du Mexique, Felipe Calderon, qui a comparé jeudi le futur édifice au mur de Berlin.

A Albuquerque, la députée sortante Heather Wilson, une proche du président Bush, n'est pas favorable à tout ce qui pourrait ressembler à une amnistie pour les 11 millions de clandestins. Elle n'est pas opposée à la construction du mur prévu le long de la frontière mais estime que ce n'est "pas une réponse" aux problèmes posés par l'immigration. Cette position lui vaut l'hostilité de la droite nationaliste. L'un des leaders locaux du groupe d'"autodéfense" des Minutemen, Daryl Olson, est si furieux qu'il a indiqué avoir voté pour la démocrate (la procédure de vote anticipé a commencé lundi au Nouveau-Mexique).

"UNE MISE EN SCÈNE"

La candidate démocrate, Patricia Madrid, estime que construire un mur de 1 120 km sur 3 140 de frontière n'a "pas beaucoup de sens". Pour elle, les clandestins qui contribuent à la prospérité doivent avoir droit à une régularisation. D'après les sondages, elle devance la républicaine sortante.

Le Nouveau-Mexique compte 43 % d'Hispaniques. Il est l'un des trois Etats américains où la majorité de la population est désormais non "anglo".

Un mois avant de signer la loi sur le mur, M. Bush était venu dans le Sud-Ouest signer la loi de renforcement de la frontière. "C'est une mise en scène pour essayer de remobiliser les électeurs déçus", critique Heather Brewer, la porte-parole démocrate. Une autre démocrate, Christin McKinley, approuve au contraire le mur : "Tout le monde doit pouvoir venir dans ce pays sur un pied d'égalité."

Seule une petite portion de l'ouvrage sera construite sur le territoire de l'Etat. Pour Alex Trujillo, qui parle encore le castillan que ses ancêtres ont apporté dans la région il y a trois cents ans, le président Bush est responsable de tout, y compris de l'afflux récent d'immigrants : "Il a voulu une main-d'oeuvre à bas prix, pour casser les syndicats." Quant à la barrière, "je suis pour, dit-il. A condition qu'on mette les républicains de l'autre côté".

Le ralentissement de la croissance américaine embarrasse les républicains

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"Tout le monde s'y attendait", a tenté de minimiser le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow. Pourtant, le net ralentissement de la croissance américaine au troisième trimestre, dévoilé vendredi 27 octobre par le département du commerce, tombe mal pour l'administration Bush, à la veille des élections parlementaires.

Le produit intérieur brut américain a progressé de 1,6 % en rythme annuel sur la période juillet-septembre (après une hausse de 2,6 % au deuxième trimestre), son rythme le plus faible depuis 2003. Contrairement à ce qu'a affirmé M. Snow, les économistes anticipaient un ralentissement moins marqué, prévoyant une croissance autour de 2,2 %. Dès l'annonce de ces résultats, le dollar et les marchés actions américains ont reculé.

Impossible de ne pas lier l'annonce de ces chiffres à la campagne en cours : "Le rapport augmente les probabilités que les démocrates progressent fortement lors des prochaines élections", résume John Lonski, de Moody's Investors Service. "Mais la nouvelle principale reste que l'économie a ralenti à 1,6 % et l'Américain moyen se fiche de savoir que la faiblesse est exagérée. Ce rapport ne peut qu'aider les démocrates", ajoute M. Lonski.

"NOUS AVONS EU UNE GUERRE"

Ce brusque fléchissement de la croissance lors du trimestre écoulé s'explique principalement par une contraction de 17,4 % en un an des dépenses des Américains dans le logement neuf, leur plus forte baisse depuis plus de quinze ans.

Les élections du 7 novembre s'annoncent très difficiles pour les républicains, empêtrés dans une guerre en Irak qui n'en finit pas. Le seul sujet qui pourrait leur apporter une bouffée d'air, l'économie, s'est révélé peu payant. Pourtant, les prix de l'essence ont chuté depuis l'été, la Bourse vole de record en record, alors que le chômage reste à des niveaux très bas et que les déficits publics se réduisent. Peine perdue, selon un sondage de l'institut Pew Internet publié vendredi : seuls un tiers des Américains jugent que l'économie est en bonne santé.

Les républicains n'ont cessé de s'étonner de ce paradoxe. "Nous avons eu une guerre. Nous avons dû dépenser beaucoup d'argent pour la défense et la sécurité. Nous avons traversé les attentats du 11-Septembre (...). Et malgré cela, l'économie affiche une santé record", soulignait le vice-président Dick Cheney à la mi-octobre, avant de s'interroger : "Les gens nous en sont-ils assez reconnaissants ? Je ne sais pas." Mais le poids du logement dans la décélération économique brouille le message. Dans un pays où l'accession à la propriété est un rêve unanimement partagé, la correction des chiffres de l'immobilier est vécue comme une menace très parlante.

CONSOMMATION DES MÉNAGES EN HAUSSE
Les chiffres publiés vendredi montrent que l'investissement des entreprises est resté dynamique et que les dépenses de consommation ont accéléré, ce qui va dans le sens d'un maintien de la croissance de l'économie, au moins à un rythme modéré. L'investissement des entreprises a crû de 8,6 % en rythme annuel sur juillet-septembre, contre 4,4 % au deuxième trimestre. La consommation On l'appellerait volontiers Hamlet, prince shakespearien de l'hésitation ontologique, Yohane Benda. Le père du petit David Benda, le bébé malawi de treize mois que Madonna souhaite adopter, ne cesse de multiplier les volte-face. Après avoir donné son assentiment à la chanteuse américaine, puis l'avoir aussitôt retiré, voilà que le villageois du district de Mchinji s'est déclaré à nouveau favorable à l'aboutissement de la démarche de la célébrité.


"Je leur demande d'arrêter cela car je ne veux pas que Madonna soit embêtée au point de vouloir renvoyer mon David", a déclaré Yohane, à la veille du recours déposé par une coalition de 67 associations contestant la validité de la procédure intérimaire d'adoption. L'arrêt de la Haute Cour de Lilongwe, capitale de ce pays d'Afrique-Orientale, qui doit examiner ladite plainte, le 27 octobre, sera de ceux qui provoquent, selon le choix, larmes planétaires ou interminables ricanements.

"Je ne dirai pas que cela me blesse, mais que je suis déçue" : deux jours plus tôt, invitée du célèbre show d'Oprah Winfrey à la télévision américaine, Madonna en duplex depuis sa résidence de Londres s'était transformée en implacable procureur des médias accusés d'être à l'origine du trouble paternel. Le visage grave, éclairé par un fugitif petit sourire, la star avait provoqué les applaudissements d'un public en studio qui partageait visiblement ses heurs et malheurs. "Les médias rendent un très mauvais service à tous les orphelins d'Afrique, point final et pas seulement au Malawi, en faisant une chose si négative", a dit la chanteuse.

A la mi-octobre, Madonna et son époux, Guy Ritchie, ont obtenu la garde, pour dix-huit mois, en vue d'une adoption, de l'enfant. A les entendre, David, placé par son père démuni, dans un orphelinat, à la mort de sa mère, souffrait d'une grave pneumonie lors de leur rencontre au hasard de l'une de ses missions philanthropiques.

Dans un premier temps, le père biologique de David avait donné son accord à l'artiste avant de se rétracter, sous la pression des ONG, déclarant ne pas avoir compris que son fils allait le quitter pour de bon. L'organisation Adoption UK évoque "des enfants considérés quasiment comme des biens de consommation qui peuvent être achetés".

A écouter ses détracteurs, cette adoption temporaire aurait court-circuité les lois sur l'adoption de ce pays. Les parents adoptifs doivent en effet théoriquement résider dans ce pays depuis au moins dix-huit mois. Or Madonna n'y a passé qu'une semaine, début octobre, le temps de s'engager à financer, à hauteur de 5 millions de dollars, plusieurs projets caritatifs. David aurait été, en réalité, choisi à partir d'une sélection de douze enfants qui lui a été envoyée par courriel.

Depuis l'arrivée à Londres, le 17 octobre, du petit garçon, les paparazzis et chaînes de télévision font le siège jour et nuit de la maison de Marylebone, dans l'ouest de la capitale, occupée par le couple depuis les noces de 2000.

C'est dans cette forteresse que David Benda réside avec les autres membres de la famille Madonna et une armée de gardes du corps, d'assistantes personnelles, de gourous et de préparateurs physiques. Sans parler de la belle-mère de la vedette, Shireen Ritchie, responsable à la mairie de Kensington et de Chelsea, des services de l'enfance, qui servirait de nounou !

C'est que depuis son arrivée à Londres, Madonna n'a cessé de défrayer la chronique. Il y eut d'abord la controverse provoquée en 2005 par la télévision britannique au sujet de son appartenance à la secte juive de la Kabbale. Ensuite ses attaques virulentes contre les critiques de cinéma qui ont ridiculisé les récents films de son réalisateur de mari. Plus récemment, dans ses Mémoires, le comédien gay Rupert Everett, dont elle était très proche, a fait sensation en laissant entendre que Guy Ritchie n'était qu'un vil homophobe.

Pauvre "Material Girl". La vie, comme disent les Anglais... des ménages, qui représente près des deux tiers de l'activité économique, a quant à elle augmenté de 3,1 %, contre 2,6 % au trimestre précédent.

Le prochain élément décisif pour les élections sera le rapport sur l'emploi du 3 novembre. Les analystes tablent sur 125 000 créations d'emplois en octobre, après 51 000 en septembre. "Si nous avons un nouveau mauvais chiffre, il est clair que la détériortion du marché de l'emploi sera très présente à l'esprit des électeurs", prédit Jason Schenker, du groupe Wachovia.

Madonna aime les enfants, mais pas la presse

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On l'appellerait volontiers Hamlet, prince shakespearien de l'hésitation ontologique, Yohane Benda. Le père du petit David Benda, le bébé malawi de treize mois que Madonna souhaite adopter, ne cesse de mul