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darkgusgus
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Re : Actualités
« Réponse #30 le: 03 Novembre 2006, 10:17:42 »

1 & 2 Novembre 2006

La Corée du Nord affiche sa tranquillité face à de possibles sanctions

Citation
Alors que la communauté internationale s'affaire pour mettre en oeuvre les sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies à l'encontre de la Corée du Nord, à la suite de son essai nucléaire, sa capitale, Pyongyang, est un havre de tranquillité. A part une grande manifestation, le 20 octobre, qui a réuni 100 000 personnes, sur la place Kim Il-sung, pour fêter avec fanfare et danses le "succès de l'essai nucléaire", la ville de 2 millions d'habitants, construite à la gloire de la lutte révolutionnaire, est des plus paisibles.

D'autres manifestations ont lieu dans les villes de province mais, à en croire les slogans, c'est la "fierté" d'un "succès technologique national" plus qu'un quelconque objectif belliqueux qui les anime. "Disposant désormais d'une force de dissuasion, nous pouvons nous mettre plus que jamais à la construction du socialisme à la coréenne", écrivait récemment le journal du Parti du travail, Rodong Shinmun.

Dimanche 29 octobre, les avenues triomphales de Pyongyang, à la circulation pratiquement inexistante (seuls les véhicules officiels ou ceux des étrangers résidents sont autorisés à circuler les jours fériés), et les parcs étaient les lieux de promenade d'une foule nonchalante. Sur les berges du fleuve Taedong, des hommes s'adonnaient à la pêche à la ligne.

Lundi, dès le petit matin, l'activité avait repris, scandée par des chants révolutionnaires. Longues files de marcheurs, transports en commun bondés et voitures klaxonnant avaient envahi les grandes artères.

Aucune affiche appelant à la lutte et à l'unité du peuple, dont la ville est pleine, ne fait, pour l'instant, référence à la bombe. Les rumeurs circulant en Corée du Sud sur la mobilisation des 6 millions de réservistes, un quasi-état d'urgence et des exercices pour se préparer à une éventuelle attaque, ne peuvent être confirmées sur place : ce qui est donné à voir de Pyongyang au visiteur ne dénote aucune tension particulière.

DANS L'oeIL DU CYCLONE

"La vie suit son cours normal", nous dit-on au ministère des affaires étrangères, "parce que, désormais, la population sait que nous disposons d'une force de dissuasion et que nous ne pouvons pas être attaqués. Nous n'avons aucune intention belliqueuse. Nous voulons pouvoir nous défendre. C'est tout." Les sanctions ? "Nous verrons comment elles vont être mises en oeuvre mais, depuis cinquante ans, nous sommes "vaccinés" contre l'hostilité des Etats-Unis", poursuit notre interlocuteur. Pour la première fois, la Chine, principal soutien de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), participe néanmoins à ces sanctions : "La Chine est un pays indépendant. La RPDC aussi", tranche-t-il.

Pour l'instant, la Corée du Nord est dans l'oeil du cyclone. Mais le calme actuel est fragile. Comme au Sud, on est conscient, ici, qu'un incident (l'arraisonnement d'un bateau nord-coréen en haute mer par exemple) risque de dégénérer en confrontation. En outre, les sanctions peuvent avoir des effets indirects sur la vie déjà précaire de la population.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), qui a nourri, jusqu'en 2005, 6 millions des 24 millions d'habitants, les sanctions risquent d'aggraver la situation économique et de provoquer une nouvelle pénurie alimentaire. En dépit de récoltes qui s'annoncent bonnes mais sont en retard, la RPDC pourrait enregistrer, cette année, un déficit alimentaire de plus d'un million de tonnes de céréales. La réduction de l'assistance alimentaire du PAM, qui peine à trouver des contributions, conjuguée à la suspension de l'aide de la Corée du Sud à la suite de l'essai nucléaire, pourrait avoir des conséquences dramatiques. Derrière une assurance affichée, les autorités en sont conscientes.

"Nous sommes prêts à la confrontation comme au dialogue", poursuit le haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères. Et il ajoute : "La dénucléarisation de toute la péninsule reste notre objectif final. Une fois réunies les conditions d'une coexistence pacifique avec les Etats-Unis, l'arme nucléaire n'a plus de raison d'être."

L'économie n'est plus un atout pour les républicains

Citation
Sur le papier, l'économie américaine se porte plutôt bien. Certes la croissance ralentit depuis six mois, la consommation a tendance à s'essouffler mais le taux de chômage (4,6 %) se trouve à son plus bas niveau depuis plus de cinq ans, les prix de l'essence ont dégringolé depuis trois mois et, à Wall Street, l'indice Dow Jones bat des records.

Pour autant, les républicains semblent incapables de faire de la conjoncture un argument de campagne. La perception de la situation économique par la plupart des Américains ne correspond pas aux statistiques. Selon les sondages, plus de 55 % d'entre eux considèrent que la conjoncture est médiocre ou mauvaise et 54 % qu'elle se détériore. Et ce, du fait d'un pouvoir d'achat qui stagne, malgré la forte croissance des trois dernières années, et du creusement des inégalités.

"On a une économie à deux vitesses. Ceux qui ont le plus profité de la reprise et des baisses d'impôts massives de l'administration Bush étaient déjà les plus favorisés. Les classes moyennes, les ouvriers et les employés travaillent plus dur pour seulement maintenir leur pouvoir d'achat", souligne Diane Swonk, économiste chez Mesirow Financial. Les démocrates ont promis de remonter le salaire minimum s'ils prennent le contrôle du Congrès.

Les républicains sont aussi victimes du sentiment grandissant d'insécurité économique, très sensible dans les Etats de vieille industrie où se jouera en partie l'élection du 7 novembre comme la Pennsylvanie, l'Ohio et le New Jersey. Les classes moyennes - elles se définissent par des revenus inférieurs à 75 000 dollars par an (59 000 euros) et un niveau d'éducation secondaire - "n'ont pas vraiment bénéficié de la croissance depuis la récession de 2001", commente le représentant démocrate Carolyn Maloney, membre de la Commission économique jointe.

BAISSES DE REVENUS BRUTALES

Selon une étude menée par Jacob Hacker, un économiste de l'Université de Yale, la moitié des familles américaines connaissent des baisses de revenus brutales à intervalle de quelques années. Cela est lié notamment à des pertes et des changements d'emplois et à des déménagements d'un Etat à l'autre. Dans les années 1970, la baisse de ressources dans ce type de situation était de 25 %. Depuis la fin des années 1990, elle dépasse 40 %.

Depuis une semaine, George Bush proclame qu'"une économie forte soutient nos candidats". "Elle est, dit-il, le fruit des baisses d'impôts que j'ai décidées." Le Parti républicain diffuse à la télévision, dans les Etats les plus disputés, des messages publicitaires vantant la création de 6,6 millions d'emplois depuis trois ans. "Les gens commencent à nous entendre. Si l'économie est forte c'est parce que les républicains ont créé un climat favorable pour cela", déclarait, lundi 30 octobre, Bill Frist, numéro un de la majorité républicaine au Sénat.

Un message qui a du mal à passer à en croire les sondages, d'autant que l'économie américaine est en fin de cycle. La décélération est rapide. La croissance est passée de 5,6 % au premier trimestre en rythme annuel à 2,6 % au deuxième trimestre et à 1,6 % au troisième, selon une première estimation publiée le 27 octobre, le plus bas niveau en plus de trois ans du fait, entre autres, de la crise de l'immobilier.

"Un atterrissage en douceur de l'économie peut contribuer à un atterrissage en catastrophe des républicains", souligne Kevin Hassett, ancien conseiller de M. Bush et membre du cercle de réflexion conservateur American Enterprise Institute. La consommation commence à faiblir. Elle n'a augmenté que de 0,1 % en septembre, mais, dans le même temps, les revenus des ménages ont augmenté de 0,5 % et leur moral reste bon. "Les Américains ont retrouvé l'optimisme avec la forte baisse des prix de l'essence, mais la Maison Blanche n'en obtient aucun crédit", souligne Richard Curtin, responsable d'une étude d'opinion de l'Université du Michigan. "Je n'ai jamais vu une élection où l'économie était aussi solide et la situation aussi difficile pour le parti au pouvoir", se lamente Frank Luntz, stratège politique républicain.

Il y a une dernière explication à la faible influence des questions économiques sur l'élection. Le gouvernement serait en quelque sorte victime de son succès. Le chômage n'étant plus une menace immédiate, ce n'est plus un sujet de préoccupation. La guerre en Irak, les affaires de corruption au Congrès, les questions de sécurité passent avant. Fin 2003, dans les sondages, l'emploi était, pour quatre Américains sur dix, le principal problème. Ils ne sont plus que 13 % à le penser aujourd'hui.

George Bush revendique "la responsabilité" de sa politique en Irak et croit à "la victoire"

Citation
Le président Bush est en campagne. Les républicains auraient préféré qu'il s'en tienne à un rôle de "fundraiser en chef" et se contente de collecter des fonds pour le parti. Mais George Bush ne peut pas s'empêcher d'être sur le devant de la scène.

A treize jours des élections parlementaires du 7 novembre, M. Bush a tenu une nouvelle conférence de presse, mercredi 25 octobre, la deuxième en deux semaines. "J'aime bien faire campagne, a-t-il expliqué. C'est ce que font les gens comme moi pour parvenir à leur poste. On serre les mains, on fait des discours."


La veille, la présidence avait tenu un exercice inédit, dans une tente montée dans les jardins de la Maison Blanche. Une quarantaine d'animateurs de talk-shows conservateurs du pays ont été invités pour interviewer à la chaîne le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, le conseiller spécial Karl Rove, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, etc. Mais, même devant une audience aussi choisie, le succès n'a pas été complet.

"Les républicains méritent une fessée, a dit le commentateur Steve Gill, de Nashville, au Washington Post. L'ennui, c'est que si les démocrates prennent le Sénat, c'est l'Amérique qui reçoit la fessée."

La Maison Blanche a-t-elle fini par prendre la mesure du désenchantement de son électorat ? Dès mercredi matin, le président a convoqué la presse. La Maison Blanche trouvait que les propositions faites la veille par l'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, et le commandant de la Force multinationale, le général Casey, n'avaient pas retenu l'attention méritée. "Les gens doivent savoir que nous avons un plan pour la victoire", a-t-il dit.

Ce plan est assorti d'un échéancier de tâches à remplir par le gouvernement irakien, notamment sur la voie du désarmement des milices. Une certaine confusion a subsisté entre la notion d'échéances, que propose M. Bush, et celle de calendrier de retrait, qu'il continue à refuser. A Bagdad, le premier ministre, Nouri Al-Maliki, a dit qu'il n'était pas au courant de ces échéances semblant appartenir surtout au calendrier électoral américain.

Le président n'a pas réussi à détourner le débat du sujet irakien. Les républicains se trouvent exactement dans la situation qu'ils souhaitaient éviter : un président impopulaire et une campagne centrée sur une guerre qui va bientôt avoir duré aussi longtemps, pour les forces américaines, que la seconde guerre mondiale. Comme l'a fait remarquer le chroniqueur conservateur George Will, les Etats-Unis ont produit une bombe atomique en 34 mois : "Après 43 mois en Irak, l'armée n'a toujours pas résolu le problème des mines artisanales".

"TOUS DES PÉCHEURS"

M. Bush croyait avoir trouvé la parade en accusant les démocrates de vouloir "décamper". L'alternative était simple : d'un côté les républicains, qui travaillent à la sécurité du pays et disent "garder le cap" courageusement ; de l'autre, les démocrates, prêts à battre en retraite dès la première embûche.

A quelques semaines de l'élection, le tableau s'est tout à coup compliqué, M. Bush affirmant que, tout en gardant le cap, il ajuste constamment la tactique... La presse s'est engouffrée dans la faille. L'homme qui se flattait de sa détermination est apparu louvoyant.

M. Bush a répété, mercredi, qu'il croit à la victoire républicaine. Il a même recommencé à parler de la réforme des retraites, qu'il affirme vouloir toujours entreprendre avant la fin de son mandat. Certains proches ont confié, la semaine dernière, à la presse leur étonnement de le voir encore si sûr de lui malgré les sondages qui prévoient une "vague" démocrate.

Son chef de cabinet à la Maison Blanche, Josh Bolten, a fait installer des pendules qui décomptent le temps qui reste à l'équipe jusqu'aux élections de 2008. Le président n'aime pas entendre évoquer l'idée qu'il devrait partager le pouvoir.

Lorsque son père, l'ancien président George H. Bush, a dit qu'il préférait "ne pas penser à ce que serait la vie" de son fils si les démocrates remportaient la majorité au Congrès, il a essuyé une rebuffade publique : "Il ne devrait pas spéculer de cette façon."

George Bush a demandé mercredi aux électeurs de ne pas sanctionner les républicains pour sa politique en Irak. "La responsabilité finale repose sur moi", a-t-il dit. Dans les circonscriptions difficiles, les candidats de son parti ne tiennent pas à compromettre leurs chances en apparaissant avec un président dont l'indice de satisfaction est inférieur à 35 %.

Qu'à cela ne tienne. M. Bush est allé soutenir le représentant Don Sherwood, un homme qui traîne comme un boulet une liaison orageuse avec une immigrée péruvienne âgée de trente ans de moins que lui. "Le président estime que nous sommes tous des pécheurs et nous demandons tous pardon", a expliqué son porte-parole, Tony Snow.


La plus grande surprise du matin de Noël c'est de lire : ______ non fournies sur l'emballage.


« Dernière édition: 22 Décembre 2006, 17:14:19 par krib » Journalisée

On est des roux, on est venu te chercher pour t'ammener a l'école
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