|
Pages: [1]
|
 |
|
Auteur
|
Sujet: Journée de la femme (Lu 1153 fois)
|
Kitai
Citoyen(ne)
 
EpiKarma : +11/-1
Hors ligne
Messages: 79
Ga is Ga
|
Bon, j'ai pas l'habitude de poster ici (et même en général sur le forum d'ailleurs) mais puisque ce sujet n'a pas encore été fait et qu'il est d'actualité... Avant de vous laisser vous exprimer sur le sujet (très vaste, " la femme" ^^), je me permets d'abord de rendre moi-même hommage à la femme dans notre société, à ma façon : | La Blonde est si fortement devenue un être beau et naïf que je ne peux tenter de savoir quand notre société a commencé à le façonner. On a quelques marques contemporaines de cette mythification : "Les Brunes comptent pas pour des prunes", "Les hommes préfèrent les blondes", ou encore les fameuses annonces d'Elie Semoun qui recherche une "blonde à forte poitrine", démarquant clairement l'aspect sexuel de cette figure. Dans une tendance contestataire et "féministe", on s'est mis à se moquer de la blonde par ironie, par cynisme. Certaines femmes vont même jusqu'à revendiquer cette image de Blonde comme un droit. La référence est quotidiennement utilisée dans nos conversations, beaucoup de jeunes filles de mon entourage se teignent en blondes. On approche de la logique d'automutilation ! Dans une société qui se veut féministe, qu'est-ce que cela signifie ? Entretient-on un rôle de bouffon permanent, censé témoigner d'un quotidien cyniquement comique ? Ou bien est-ce un jeu sexuel qui perdure ? Toujours est-il que ce mythe, on l'entretient. Toujours est-il que ce mythe plaît, à voir sa récurrence dans nos conversations et productions. Il existe une BD "comique" Les Blondes. On y voit de grandes blondes à fortes poitrines et lèvres pulpeuses affronter des problèmes communs ou triviaux, et échouer faute d'intelligence, alors que la solution paraît évidente. Devant les rayons exposant ces albums passent des hommes qui bavent secrètement, sans se l'avouer (on ne bave pas devant un dessin, ce n'est pas "réel"), en apercevant ces femmes fatales sur les couvertures. Image par excellence du phantasme masculin. Blonde, c'est l'objet de l'homme, c'est l'idéal de la femme pour l'homme. Celui-ci, l'homme, s'incruste même dans la représentation de la blonde, dans Samantha. Le rôle principal de la blonde magistralement idiote est joué par un homme. Mieux : sa copine (aussi jouée par un homme) est blonde DANS sa tête, et pas SUR sa tête. (Rapprochement voulu, symbolique ?) On dépasse là les clivages physiques : toute femme peut être blonde «inside», toute femme peut être l'idéal de l'homme, toute femme peut séduire. Cet attribut sexuel, cette absence d'attribut intelligent, cet aspect d'objet véhiculé par Blonde est parfois défendu par des féministes : "C'est notre droit à nous les femmes d'utiliser à notre tour ce mythe, sus à l'hégémonie du mâle !". Toute folle que tu es là, il t'a conquise, il t'a contaminée. Tu défends bien l'identité féminine, mais c'est une identité purement fantasmée par l'homme, le mâle, car tu n'en as pas trouvée d'autre. Tu parles d'une émancipation : c'est un intégrisme ! Prends garde lorsque, féministe, tu cherches la nature de la femme, l'identité féminine, à ne pas en trouver une historico-culturelle : tu ne trouveras que l'image sociale machiste de toujours. Femme, tu te veux libre, construis-toi !
|
Bien à vous :]
|
|
|
|
|
Journalisée
|
Les gens qui disent "Ma maison a moi, c'est le monde", je m'demande de quel pays y s'servent pour les chiottes. ©NUNUS
|
|
|
|
Eveange
|
"Blonde" ça vient du québécois et ça désigne simplement une nana... (bon en fait ça vient du vieux françois, souvenez-vous de la ritournelle "auprès de ma blonde"...)
|
|
|
|
|
Journalisée
|
|
|
|
|
|
Pages: [1]
|
|
|
 |